Restitution de textes :
(Partielle & en cours) par Alain
Cabello le vendredi 5 août 2011.. Le livre
traite de gymnastique mais je vous restitue l'ensemble des paragraphes
ayant trait au massage ainsi les thèses ou mémoires
qu'il reprend et traduit dès lors que le massage est
cité. Je procède également et patiemment à
la dissémination de ce qui doit l'être au sein du tentaculaire
site du CRDRM
de Paris afin de faciliter le travail de ceux ou celles qui s'y
pencherons à l'avenir. Au 19ème siècle les
noms propres cités mais aussi la bibliographie utilisée
pour la rédaction de l'ouvrage ne sont jamais listés
en fin d'ouvrage, compliquant de fait les recherches ultérieures.
Donc, dans le cadre de ces travaux, je vous restitue ci-dessous
pour la première fois la liste de ces personnages mais aussi
l'intégralité des Titres que Dally
dissémine tout au long de ces 800 pages.
Préface
Dally qui en revendique la paternité
explique comment il a formé la Cinésiologie "l'idée
de la science et de la théorie des cinèse et de leurs rapports,..."
même si Carl August Georgii semblerait l'avoir crée avant lui,
voir Ling.
L'Introduction
: jusqu'à la page 60, assez inintéressante
avec des considérations géographiques
et religieuses très datées allant jusqu'à
expliquer pourquoi Dieu
existe pour justifier du "Mandat de l'homme sur
terre"...
La
première partie p. 65 : Temps
antérieurs à l'ère chrétienne.
Orient – Asie – Chine. Répertoriage
dans ses grandes lignes des Thèses ou Mémoires
qu'il restitue.
Sixième dissertation en
latin de Frédéric Hoffmann
: Du mouvement considéré comme
la meilleure médecine du corps de 1708
issue et traduite de Dissertationes physico-medicae,
de 1708 par Hoffmann (page 111 ).
La
deuxième partie p. 139 : Temps
postérieurs à l'ère chrétienne.
Période depuis le seizième siècle
jusqu'à nos jours. Répertoriage
dans ses grandes lignes des Thèses ou Mémoires
qu'il restitue.
-
-
-
Laurent Joubert : (Partielle)
Il s' agit de deux mémoires,
De gymnasiis et generibus
exercitationum apud antiquos celebrum et balneis antiquorum, tum
græcorum, tum romanorum libellus et qui
se trouvent dans son ouvrage intitulé : Operum Latinorum (Oeuvres
Latines) de Ly on,
1582 p. 400.
La
troisième partie p. 521 : Recueil
des mouvements appliqués à l'éducation,
à l'hygiène et à la thérapeutique,
disséminés dans les écrits de médecine
et de chirurgie publiés en France depuis le commencement
du dix-neuvième siècle. Répertoriage
dans ses grandes lignes des Thèses ou Mémoires
qu'il restitue.
L'exercice modéré
est-il le meilleur moyen de se conserver la santé
? thèse Nicolas Andry, 1723,
pages 501-520
??? Noms propres
cités (En cours) :
Adolphi ; Acquapendent ; Adrien
; Ætius ;
Agnibésa 119; Ainslie
; Albert (Empereur) ; Alberti ; Alexandre
; Alexandrini ou Alessandrini
; Alpinus
; Altembourg ; Amar-Durivier ; Amiot ‡
; Amoros
; Andral ; Andrée ; Andry
‡
; Anquetil
; Anhalt-Dessau ; Antiocus le grand ; Antylus
; Apollon
; Aran
; Archigène d'Apamé ; Ardouin
; Arétée ;
Arhyropyle ; Aristarque de Samos ; Aristote
; Arrien ; Asclépiade ;
Astley Cooper ;
Astruc ; Atreya ; Auber Edouard ‡
; Aüerbach
; Avenzoar ;
Averroès ; Avicenne
; Baccio
; Bacon de Verulam
; Baglivi ‡
; Baïer ; Balfour ;
Ballixerd ; Barclay
‘
; l'abbé
Barthélemy ; Barthez ;
Bartholom. de Moor ? ; Basedow ; Bauer ; Bayes
William de Brighton 107; Bazin ; Béclard ; Béhier ; Bérard ; Berend
‡ ;
Berger
; Bezellarius ; C. Bernard ;
Bharadwaja 117/118; Bicher ; Bishop
‘
; Bhrigou
; Bizet ; Blache ‡
; Blankaard
et/ou Blankard ;
Boettcher ‡
; Boerhaave
; Boerner
‘
; Bock ‡ ; Boissier de Sauvages ; Bonnet
‡ ;
Bordeu ; Borelli ‡
; Borellus
; Bossuet ; Botton A. ; Bouddha ; Bouillaud ; Bouvier
; Brahma ; Branting
; Briand ; Bricheteau
; Bright ;
Broekhuizen ; Budé ; Brulet
; Burette J-P 262; Bussemaker ; Cagnati ; Campaignac
; Campe ; Canape ; Capuron ; Carolus
; Carus ‡
; Casper ; Cassius ; Castelli
; Castor ; Cazeaux
; Celse
; Cerillo
; Cesar
; Charaka
; Champier,
Charlemagne ; Charles-Quint ; Charles
IX ; Charlton
‡
; Charpentier ; Chesne ;
Chin Noung ‘
; Chomel ; Du Choul
; Cicéron ;
Cleyer ; Colomb Christophe ; Cœlius ; Colson
; Colbert ; Comenius ‡ ; Commodus ; Cook
; Conarius ; Confucius
; Cornaro
‡
; Corneille ; Copernic ; Corvisart
; Cossigny ;
Courtois ‡; Crispinus
; Croll ; Cuspian
; Cruveilhier ;
Dally
‡
; Damascène ; Daremberg
‘
;
Davis ; Deidier
; Descartes
; Delpech
; Demades ; Démocrite ; Deusing ‡
; Depaul ; Désessarts ; Dieu ; Dioclès de Caryste ; Diogène Laërte ; Dionis
;
Dioscoride ; Diotine
; Dominitien ; Du
Laurent ; Duhalde ;
Dujardin ; Durante
; Dutens ‡;
Duverney ; l'Ecole d'Alexandrie ; Elleaume
; Égine (Paul) ; Eiselen
; Eisenmenger dit Sidérocrate ; Elix
; Entrecolles
‡
; Epicure
; Erasistrate ; Erpel ; Esslingen ‡
; Eulenburg
; Euripide
; Faber de Saint-Jory ‡ ; Fenelon
; Fioraventi
; Fleury ; Flourens
; Fontenelle ; Formann
‡
; Fou-hi ; François 1er ; Frank ; Frankenau ; Freiberg
; Freyer ‡
; Friedrich E.
‡
; Friedrich G.‡
; Friedlander
; Fuller
‡
; Fuchs ; Furlani
; Galien ;
Galilée ; Gargantua ; Gaza Théodore ;
Gazi
; Pierre Gerike ; Georgii
‡
; Girard
; Glisson ; Goclenius
; Goepel ; Gopâ ; Gosselin
; Grisolle ; Grose
; Guérin
‡ ; Guignes ;
Guillet ; Guths-Muths
‡ ; Guyon
; Haguenot ; Hali ;
Haliabas ; Haller
; Hardy ; Hartwig
‡
; Harvey
; Haussmann ; Heidler
‡
; Heister ; Helmont
; Hermolaus
; Henri ; Henri III ; Henri IV ; Hérodicus / Hérodite ; Hérophyle ; Herschell ; Hessler
; Hey ; Heyne
; Hildesheim
‡
; Hilscher
; Hippocrate ; Hoang-Ti
; Hoffmann
; Holoferne ; Homère ; Horace ; Horst ; Houzé ; Huc
; Hue ; Humbert ; Hunter ; Ideler ‡
; Indebetou
G. ; Indra ; Ideler ; Isaac ;
Iselin ; Jaccard ;
Jahn ; Jésus-Chris ; James Johnson ; Jauffret ‡ ;
Job ; Jonsthon
; Joubert
; Jourdan ; Judith ;
Julien (l'empereur) ; Juvénal ;
Kaempfer ; Kaisin ; Kang-Hi
; Kepler ; Kern ; Kerr
;
Kestner ; Kloss ‡
; Koch C.-F. ; Koeulliker ‘ ; Krause
‡
; Kurt-Sprengel ‡
; L'Héritier ; Laboulbène ;
Lachaise ;
Laisné ;
Lamure ; Lanzoni ; Larrey
; Lascaris ; Laurens ; Laurent
‡
; Laurentius ; Le
Clerc ; Lemgo ; Lepage
; Lavoisier
; Le Cat ‡
; Lebatard ; Liebig ‡
; Liedbeck
; Lieutaud
; Liévin Lemius ; Linacre
; Linden ; Ling P-H
‡
; Littré ; Lœschke
‡
; Londe ‡
; Longet ; Louis
le Grand ; Louis XIV
; Lucian ‡
; Lucrèce ; Lycurge
; Lynceus : Lypichius ; Lyserius ; (de)
Macedoine Philippe ; Mackensie
; Magne ; Mahomet ; Maissiat
‡
; Maisonneuve ; Malgaigne
; Malpighi ; Manou ‡
; Mancinius ; Marchal de Calvi ; Marguerite du Terrail ; Mappuce ; Martial
;
Martin ;
Marsilio Ficino ; Massmann
‘
; Massilius Cognatus ; Matthæus ; Maupertuis ; Maxime
; Maximilien II ; Mégasthènes ; Moreau ; Meding
; Meekeren
; Médée ; Meibomius
; Melicher
‡
; Mellet ;
Ménélas ;
Mercure ; Mercurialis ‡
; Merenda ; Méry ; Mesué (le jeune
ou l'ancien)
; Meursius
; ; Mithridates
; Moltenot
; Montaigne ; Morel-Lavallée ; Morton
; Mothe
; Müller ‘
; Nachtigall ‡ ;
Napoléon ; Néarque ;
Nélaton ;
Néron ; Nestor
; Neumann
‡
; Newton ; Nicolai ; Nicolas de Cusa ‡
; Nitzsche ; Nysten ; O'Beirne
; Oribase
‡
; Orphée ; Osbeck
; Othon ;
Ovide ; Paracelse
;
Paré ;
Pascal ; Paul aux
Thessaloniciens epi. V,23 ;
Paullini
‡
; Pausanias
, Pauthier
; Pechlin ; Perrault ; Petit A.
; Petit-Radel ; Percy
; Pestalozzi ; Pétrequin ; Philostrate ; Pidoux
; Pindare
; Pilos ; Piorry
; Pisistrate
; Pitcairn
; Platner ; Platon
; Plempius
; Plessner ‡
; Pline le jeune ;
Plutarque
; Poinsinet de Sivry ; Pollux ; Polycaste
; Polyclète
;
Pommer ; Pompée ; Portal
; Pouchet
; Pouteau
; Pravaz ‘
; Praxagore
; Prémare
‡
; Prodicus
(Hérodicus) ; Puel
; Pyrrhus ; Pythagore ; John Pugh
‡
; Pythagore
; Quellmatz
; Quesnoy ; Rabelais
‡
; Racine ; Rama ; Ranson de Saint-Maigrin ‡
; Rasmus
; Raulin ; Razin
; Récamier ;
Rémusat ‡
; Retzius ; Reydellet ; Rhasès ;
Ribes ; Richet
;
Richter
E.-A. ; Riedel ; Rirsch ; Ritter
; Rizet ; Rivinus
; Robin ; Robolsky H. ; Roi ;
Ron ; Roth
‡
; Rothstein
‡
; Rousseau ; Royle
; Rufus (d'Éphèse) ; Sabatier
‡
; Sabellicus ; Saeterburg ; Saint-Pierre
(abbé); Salzmann ; Sanctorius ; Sarlandières ; Savary
; Scae ; Scaliger
; Scheunmann ; schlemm ; Schmid ; Schmidt O. ; Schœffer
(médecin communal) Schreber
‡
; Schreiber ;
Schultz-Schultzenstein ‡
; Sédillot ; Séguin
; Seidenschnur ; Sénèque ; Sévrin ; Sérapion ; Sertorius ; V.J. Shaw
‡ ;
Siddhartha ou Çakya-Mouni ; Silvaticus
; J.-E. Simon ; Spiess ‡
; Socrate
; Soeberg ; Soma Koros ; Sonden ‡
; Sophocle ; Sourja ; Spiess
; Sprengel ; Spurina ; Sténon ; Sthal
; Stromeyer ; Truthius
; Suétone ; van Swieten ; Sydenham
; Tacite ; Télémaque ; Ten-Khyne ; Thémison ; Théon ; Théophraste
d'Erèse ; Thucydide
; Tissot C.-J.
‡
; Tissot S.-A.-D
; Thesée ; Theseus ; Toeppe A. ; Toricelli ;
Tradescant Lay ; Trapp ; Trousseau
; Tsiou-Ho-Ki
; Tuccaro ;
Tudécius ; Ulysse
; Valentin, Valleix
; Vallériolan
; Valles ; Vasco
de Gama ; Végèce ; Velpeau ‘
; Venel ; Vésale
; Vespasien
; Vessel ; Vidal
; Vieth
‡ ; Villars
; Virey
; Viirgile
; Vitellius ;
Vitruve ; Volaterranus
; Vyasa ; Wagner ‡ ; Walker ; Wassmannsdorff ‡
; Weber ‡
; Wells Williams
‡
; Werner J.-A.-L
‡
; Werner J.-C ‡
; Wilson ; William Jones ; Winslow ;
Wisby ; Wise ‡ ; Wolke ; Wright
; Xenophon ; Yn-Kang-Chi ;
Yu ;
Noms communs cités : massage, pédotribe, friction, apothérapie, frotte, huile, progymnaste,
oindre, rubéfaction, malaxer, excoriation,
strigiles, palestrique, luxation, fracture ; xystarque
; Cong-Fou ; Tao-ssé ; Frigidaire
; baptistère ; onctuaire
; Hypocauste ; zetes
; stibade ; heliocamine
; onctuaire ; onction
; strigil ; Apodytaire
; chamboning ; schampooing ; flagellation
; férule ; palette
; tapette ; battoir ; Etrille
; Roulette ; magnétiseurs ; rebouteurs,
dames
blanches, souffleuses d'entorses,
Massage des indiens,
des chinois
Villes ou pays cités : Égypte, Grèce, Chine, la
Perse, l'Inde, l'Afrique, Suède, Allemagne, Assyrie,
Calcutta, Russie, Côte de Malabar, Japon, Stockholm,
Londres et Saint-Pétersbourg
Bibliographie citée par Nicolas Dally dans
la Cinésiologie :
Chacun des noms répertoriés plus haut
renvoient dans leur grande majorité à
des ouvrages mais ci-dessous je ne cite que les noms
associés à un titre spécifié
dans le présent ouvrage.
-
-
Nuy-Kim premier
traité d'anatomie, 2698 Av. J.-C. Dont l'auteur
serait l'Empereur Hoang-Ti.
Nei Jing Su Wen (3700 ans avant J.C. selon Lavier) Dont
l'auteur serait l'Empereur Hoang-Ti dans
lequel on parle de massage.
Francis Fuller,
Médecine gymnastique (Medicina gymnastica), ou chacun son médecin ; traité
du pouvoir de l'exercice dans ses rapports avec
l'économie animal, et sa grande nécessité
pour la guérison de plusieurs maladies, comme
la consomption, l'hydropisie, l'hypocondrie, la
gale et autres éruptions cutanées
de 1740 
De Guignes, Joseph
Le Chou-king, un des livres sacrés des Chinois...
de 1770 
-
– Commentaire sur la vie, les moeurs,
le mérite et les écrits de Mercuriali, Brunswick, 1751. p. 248.
Pierre
Gerike De gymnasticœ medicœ
veteris inventoribus,
de 1748 TDM 
-
Les missionnaires
ont publié : Le
traité de médecine légale, le traité analytique de la petite-vérole,
le secret du pouls
(p.75)
P. d'Entrecolles, à traduit un traité
sur la diète et le régime
Abel
Rémusat, Dissertation
sur la glosso-sémiotique chinoise
-
L'Empire chinois
Médecine
chinoise
dans le Dictionnaire des sciences médicales.
Borelli De
motu animalium de 1680 (p. 82 et 455...)
– De
vi percussionis, Bologne,
1667, in-4°.
– De
motionibus naturalibus à gravitate pendentibus, Bologne, 1670, in-4°.
Tissot Clément-Joseph Gymnastique
médicinale et chirurgicale ou essai sur l'utilité
du mouvement ou des différents exercices
du corps et du repos dans la cure des maladies de 1780 TDM 
Londe,
Traité de gymnastique
médicale, ou l'exercice appliqué aux
organes de l'homme, d'après les lois de la
physiologie, de l'hygiène et de la thérapie. de 1821 .
Pugts,
A treatise on the science
of muscular action. de
1794
Barclay,
The muscular motion of
the human body, Edimbourg
de 1808
Balfour,
Illustrations of the power
of compression and percussion in the cure of rheumatism,
gout and debility of the extremities and in promoting
health and longevity 1819. (p.85)
Pravaz,
Méthode nouvelle
pour le traitement des déviations de la colonne
vertébrale (Paris
1827) .
Lachaise Claude,
Précis
physiologique sur les courbures de la colonne vertébrale,
ou exposé des moyens de prévenir et
de corriger les difformités de la taille,
particulièrement chez les jeunes filles,
sans le secours des lits mécaniques à
extension de 1827 
Humbert, père et fils, médecins-orthopédistes,
: De l'emploi des moyens mécaniques et gymnastiques
dans le traitement des difformités du système
osseux par Paris de 1835
Guérin, Vues
générales sur l'étude scientifique
et pratique des difformités du système
osseux Paris, de 1840 
Bonnet, Des appareils de mouvement
et de leur utilité dans le traitement des
maladies articulaires, Extrait de la Gazette médicale
de Paris, 1848
Ranson
de Saint-Maigrin,
Du mouvement
appliqué au traitement de l'entorse, Paris 1853 (pas de lien
avec le massage Voir Gallica.)
Velpeau, Le
Journal de médecine et de chirurgie pratiques t. XIX, de 1848, cite la méthode
d'écrasement employée avec succès
Dictionnaire
des sciences médicales,
article Pression. à propos de Corvisart.
Blache, Du
Traitement de la chorée par la gymnastique, présenté à l'Académie
de médecine en avril 1865
Wise,
Commentary on the hindou
System of medecine, publié
à Calcutta (1845).
-
Tradescant Lay,
Londres 1841 : The Chinese
as they are. (Sur des
cas de réduction de luxation des vertèbres
p.106)
-
Bayes William
de Brighton, et son Mémoire : On
the triple aspect de chronic disease. Londres 1854.
Le livre de Manou
(Manava-Dharma-Sastra) p.112
TDM 
-
Le livre du Ramayana
(qui chante les exploits de Rama.) p.112
Le livre du Maha-Bharata
ou la grande guerre.
Arrien, dans ses Indiques, II, 15
Royle, Antiquity
of Hindou médicine, dont il cité la page 151.
Medico-chirurgical-Journal, vol. II, p. 526, et vol. III, p. 109
-
Cornaro, Quatre
discours de Cornaro p.132,
408 et 440. (peut parler de friction)
Rabelais,
et son Gargantua – & page 353 et notamment
la réédition de 1854 des Oeuvres de
Rabelais par Louis Barré où à
la page 46 et suivantes il nous restitue cette phrase "Le
temps ainsi employé, lui frotté, nettoyé et rafraischir d'habillements,
tout doulcement retournoit...."
Kinésithérapie,
ou traitement des maladies par le mouvement selon
la méthode de Ling
par Georgii Ed. Baillière, 1847 TDM .
Traité sur
l'escrime à la baïonnette, Stockholm,
1838 par Ling,
Traité sur
la gymnastique sans appareil, Stockholm, 1836 qui
tous les deux seront publiés par ordre du
roi pour servir de règlement à l'armée
et aux écoles militaires.
Traité sur
les principes de la gymnastique, par Ling à
Upsal , 1834-1840 achevé
après sa mort Traité
sur la gymnastique sans appareil, par Georgii et Liedbeck.
Kinésithérapie,
ou gymnastique médicale selon la méthode
de Ling par Georgii Ed. de Londres, 1850 (pour laquelle Dally
écrira pages 160/161 "Le contenu de
cet ouvrage est à peu près le même
que celui des autres publiés (l'un à
Paris, les autres en Suède.) p.160.
Mercurialis,
et de son De art gymnastica de 1569,
III, 10.
Sonden, Discours
sur la gymnastique appliquée au développement
du corps, et à la médecine, Copenhague, 1840.
Indebetou
G., Manipulation thérapeutique, Londres 1842.
-
Rothstein Hg. La gymnastique en Suède,
et le système gymnastique de Ling, essai de 1844 (publié
dans der
Staat, qui
n'a pas continué, attira le premier l'attention
publique sur le système de Ling.) p.159.
– La
gymnastique d'après le système du
gymnasiarque du Nord, P.-H. Ling, Berlin, 1847-1850.
De ce grand ouvrage, qui a pour but le système
de la gymnastique rationnelle, parut d'abord le
troisième chapitre, la gymnastique curative, en janvier 1847, et la
même année le deuxième chapitre,
la gymnastique
pédagogique.
Ensuite parut le premier chapitre contenant la gymnastique, ses bases et ses divisions,
1848-1849. Le quatrième chapitre, la gymnastique défensive, fut publiée en
1850.
– Deux opuscules en faveur
de la gymnastique de Ling, dans ses rapports avec
l'éducation. Publiés dans le Journal du monde gymnastique. Année 1852, V.9,
10, 11.
– Les
exercices gymnastiques libres, Berlin, 1853. p. 162
– Le combat de
la baïonnette représenté d'une
manière réglementaire, Berlin 1853. D'après le système
de Ling.
– Instruction
pour le combat de la baïonnette,
Ling, Traité
sur les exercices corporels,
traduit du suédois par Massman, Magdebourg, 1847, p. 79. (p.188 & 284)
Neumann, avec plusieurs articles publiés
dans la Revue hebdomadaire
de médecine générale de Casper en 1849 sur la gymnastique curative
de Ling. p.160.
– La gymnastique
curative
ou l'art des exercices corporels appliqués
au traitement des maladies, etc. Berlin, 1853 p. 335 et 361p.165 et 188
– Contre-explication
de la nature de la gymnastique curative suédoise,
dédié aux gens du monde, Berlin, 1852 p.27 p.188
– 5eme article publié dans l'Athnaeum, Des limites
thérapeutiques de la gymnastique curative.
– Gymnastique
à l'usage des hommes éclairés
qui ne sont pas médecins,
– Mouvement concentrique
ou excentrique, p. 469
• Neumann est de nouveau cité à
la page suivante pour sa gymnastique
curative,
d'après le système suédois
de Ling
et de ses élèves Branting, Georgii et de Ron, Berlin, 1853. Il
fera un voyage à Stockholm en 1850 "pour y étudier plus
exactement la pratique de la gymnastique curative.
En 1851, il entreprit un autre voyage scientifique
aux frais du ministère des cultes du royaume
de Prusse : il visita non-seulement Stockholm, mais
aussi Londres et Saint-Pétersbourg, où
depuis longtemps on avait ouvert des établissements
pour la gymnastique suédoise."
Freyer, Rapport annuel sur le collège
de la cathédrale de Mersebourg, 1850 (Sur
le système de Ling p.
161)
Richter E.-A., Organon de
la thérapie physiologique, Leipzig, 1850 (accorde une place comparativement
considérable à Ling) (p. 345 Dally le date de 1830 à Berlin
et dit l'avoir déjà cité p.
129 alors que c'est p. 161)
Il mentionne le mot massage page 190.
Roth Dr., Préservation et guérison
de beaucoup de maladies chroniques, Londres, 1851. Voir aussi p. 185 texte sur
les bains Russes.
Eulenburg, La
gymnastique curative,
essai sur ses bases scientifiques, Berlin, 1853.
(Fit un voyage à Stockholm
en 1851 et fonde le premier
Institut d'orthopédie
et de gymnastique de Berlin
avec l'assistance de Hjalmar-Fredrik Ling fils.
Melicher, Premier rapport
sur l'Institut de la gymnastique
suédoise,
Vienne, 1853. Après avoir étudié
la gymnastique médicale à Stockholm auprès de Branting, puis
à Londres auprès de Georgii (tout deux anciens élèves
de Ling) alla fonder un établissement à
Vienne. • il le cite à nouveau sous l'appellation
Premier rapport sur l'Institut
de la gymnastique
curative et orthopédique, Vienne, 1853.
– Notice sur la
gymnastique médicale pratique, par le docteur Melicher p.186 Article IVe de l'Athnaeum.
Notices de Graevell pour les médecins praticiens,
2e vol., Berlin,
1850
Livre des familles
du Lloyd autrichien, 3e vol., 4e livraison, 1853;
Schmidt Oscar Tableaux du
Nord, 1850,
Koch C.-F. (docteur) La
gymnastique au point de vue de la diététique
et de la physiologie,
Magdebourg, 1830.
Hartwig (docteur) La
méthode curative péripatétique,
ou traitement
des maladies par le mouvement, Dusseldorf,
1847
Koeulliker, Tension des
muscles résultant de la rétractation
vitale.
– Manuel des tissus
cellulaires, ou Histologie,
p. 54, Leipzig. 1853
– Manuel de l'anatomie
des tissus, p. 404 et
405.
– Courte exposition
de l'essence de la gymnastique suédoise,
pour les gens du monde,
Berlin, 1852
Carus, Système de physiologie, 2°
édit. vol.1, p. 620. [p. 26] p.184 texte de Carus
– idem, vol.1, p. 575.
Wagner, Dictionnaire
portatif de physiologie,
vol.1. p. 371. Idem p. 14.
Müller, Manuel de physiologie
de l'homme, 3° édit.
vol.1, p. 182.
Bock, Manuel d'anatomie, 4° édit. pages 212 et 213.
– idem, 4° édit. p. 501 et 510.
Schultz-Schultzenstein, Du rajeunissement
de l'espèce humaine,
2e édit., Berlin, 1850, p. 59, 422.
Dally,
La gymnastique médicale, Berlin 1850, p. 210 (Die
Heilgymnastik)
– Traité
de gymnastique médicale,
(Berlin 1852). p.
176.
Berend, La
gymnastique médicale
étudiée surtout au point de vue du
système du gymnaste suédois Ling.
– Sixième compte-rendu de l'établissement
de gymnastique orthopédique de Berlin, 1953.
– Journal des
maladies des enfants,
Par Berend et Hildebrand, 1851
John Bishop, Recherches
sur la pathologie et le traitement des difformités
du corps humain.
Londres 1952 (en anglais) p.
193.
Boettcher A.-M.
directeur de l'Institut d'orthopédie gymnastique
de Goerliz, dans la haute-Lusace, 1853, Des déviations latérales
de la colonne vertébrale ; causes originelles,
formes spéciales, guérison. – Conseils
aux parents,
Freiberg, L'établissement de gymnastique
curative suédoise
dirigé par MM. Goepel et Robert Nitzsche
(probablement une publication dans l'Athnaeum.) p. 194
Maissiat, Etude
de physique animale,
Ed. ?P., Bathune & Plon,
1843 
Daremberg, Essai
sur la détermination et les caractères
des périodes de l'histoire de la médecine, Paris 1830.
Hoffmann,
La médecine raisonnée en 1839 (Medicina
rationalis systematica)
dont la 1ère partie fut publiée en
1718 et les dernières peut de temps avant
sa mort en 1742.
– Opuscula medico-pratica, Halle
en 1736 qui contiendrait une dissertation intitulée
Du mouvement, de la diète
et de l'eau froide, considérés comme
la médecine la plus simple et la plus efficace. Dally
244 et aussi p. 470.
– De imprud. med., etc., 54
– De nat. et art.
effic. in med., 3, 4, 5) p.244
– De medico suî
ipsius (un des trois livrets
de Dissertationum physico-medicarum
curiosarum selectiorum, ad sanitatem tuendam maxime
pertinentium 1708 (latin)
TDM )
Kurt-Sprengel, Histoire de
la médecine, t.V
p. 282, ibidem p. 288. P.200,
413.
Edouard Auber, Traité
de la science médicale,
Paris 1853, p.
206.
Baglivi,
(De
fibrâ
motrice, p. 213) p. 206.
Claude Pechlin,
Observatio-Numphysico-Medicarum Libri Tres, quibus
accesit Ephemeris Vulneris Thoracici & in eam
Commentarius. (Observation physique medicale) de
1691.
Galien, (/. 4, alphorismes.
Commentaire, 13) et (Aphor., 14,
comment. 28). ; (l. 2, De sanit.
tuendâ) ;
(l. 6, Aphor.
comment. 28) ; (l. 4,
Aphor. comment. 15)
Hippocrate, (1.1, De victu ratione, sect.
4) ; (De
salubri diaetâ)
; (Aphor. 1) ; (Aphor. 42, sect. 2) ;
-
-
-
-
Borellus, (Ilist. et
obs. cent. 2, obs. 90)
Historiarium et observationum
medico-physicarum centuria
-
Celse, exprime très-bien cette pensée
(2,15, De
gestatione)
; (1. 3, c. 22) ; (1.
2, c. 15).
Bartholom. de
Moor, tr.
de instaurat. medicin,
p. 345
-
Job Van Meekeren, (Obs. chir., p. 206, cap.6).
Blankard, (Inst. chir., cap 26)
Grégoire Horst, (V. Oper. med.
exercitat. 4, de febr. piitrid. curatione)
-
-
-
Virey, Histoire naturelle
des Médicamens, des Alimens et des Poisons. Rémont, Paris 182.
Berger Gottfried, Dissertation
de commodis exercitationis corporis, de 1705.
– De tuenda valetudine
ex cognitione sui ipsuis
(sans date mentionnée).
Sthal Georg Ernst, Dissertatio
de motu corporis humani medico sanitatis conservandæ
et restituendæ præcipuo, Erford, 1733. p.
247.
Hilscher S.-P., Programma de
legitimo clari sermonis exercitio pro sanitate tùm
restaurandâ, tùm conservandâ, Iéna, 1723.
Quellmatz, (Professeur de pathologie et de thérapeutique
à l'université de Leipzig) Novum sanitatis prœsidium ex equitatione
machinœ beneficio instituendâ de 1735. (Sur
l'utilité de l'équitation en gymnastique)
– Programma de
frictione obdominis, Leipzig,
1759.
Erpel J.-P., De acommodis
et incommodis equitationis in hominum sanitatem
redundantibus, Diss. inaug.
Halle, 1779. (Sur
l'utilité de l'équitation en gymnastique)
Bicher G.-G., De salutari,
limitando tamen, equitationis exercitio, Gottingue, de 1757. (Sur l'utilité de l'équitation
en gymnastique)
Heister Laurent, (Professeur d'anatomie et de chirurgie
à l'université d'Helmstadt) Ars gymnastica nova, de 1748.
-
Tissot C.-J., Gymnastique
médicale* et chirurgicale,
de 1780. (En
fait c'est ce n'est pas Médicale mais Médicinale,
il s'agirait de savoir si l'erreur est encore antérieure
à Dally mais il semblerait que non. Cela
montre bien leur parcours bibliographique. Le titre complet de
l'ouvrage est : Gymnastique
médicinale et chirurgicale ou essai sur l'utilité
du mouvement ou des différents exercices
du corps et du repos dans la cure des maladies de
1780 TDM .) p.
248.
-
– Salubrium, sive
de sanitate tuendâ,
ou L'art de conserver la
santé, en trente-trois livres. Cologne, de 1575. (791 pages in-folio).
p. 408.
Liévin
Lemius, De
vitâ cum animi et corporis incolumitate recte
instituendâ, Ziriczée,
en Zélande ; Cologne, 1581. (Prêtre
et médecin).
Basedow Jean-Bernard, livre élémentaire (3vol. in4°, Altona, 1774) p. 251.
Jean-Pierre Franck, System einer
vollstœndigen medicinischen Polizei, Manhein, Stuttgard, Vienne, 1779-1816.
Campe Joachim-Henri, Lettres écrites
de Paris, en 1790. p. 253. – Le
nouveau Robinson.
Sabathier, (François Sabatier) intitulé Les
exercices du corps chez les anciens pour servir
à l'éducation de la jeunesse, Paris, 1772 ,
Guths-Muths, La
gymnastique de la jeunesse, Schnepfenthal, 1793. Traduit notamment
par Amar-Durivier et Jauffret Paris, an XI (1803).
– Spiele zur Uebung
und Erholung, etc., c'est-à-dire
Jeux pour l'exercice et
la récréation physique et intellectuelle
de la jeunesse, Schnepfenthal, 1796 (4e
édit. 1845).
– Lehrbuch der
Schwimmkunst, ou Manuel de la natation, Weimar, 1798 (2e
édit. 1833).
– Mechanische
Nebenbeschœftigungen,
ou Occupations mécaniques
pour les jeunes gens et pour les hommes après
leurs études, Altenbourg,
1801 (2e édit.,
Leipsig 1816).
– Turnbusch, ou Livre de
gymnastique, Francfort,
1817.
– Bibliothek fur
Paedagogik, journal.
Clias, La
gymnastique élémentaire, Paris, 1919 (trois traités
qui sont "une forme variée du système
de Guths-Muths)
– La
somascétique naturelle, Besançon, 1812.
– La
callisthénie,
Besançon, 1843.
Amoros, (colonel), Manuel d'éducation
physique, gymnastique et moral, Paris, 1830. Veith Gérard-Ulrich-Antoine, Essai
d'encyclopédie des exercices corporels. (p.
262)
1ère
partie :
Document pour servir l'histoire des exercices corporels, Berlin, 1794
2e
partie :
Système des exercices corporels, Berlin, 1795
3e
partie :
Additions aux deux premiers volumes, Leipzig, 1818.
– Physikalischer
Kinderfreund, Leipzig,
1815. (Traité de physique amusante en dix
petits volumes)
Jahn Frédéric-Ludwik, (1778-1852) Dally nous donne le titre
d'une dizaine d'ouvrages en allemand que je vous
laisse aller chercher page 265. Les 417 figures
de Jahn, nous dit Dally page suivante, ont été
réuni par
H. Robolsky et A. Toeppe, revu par E.-W.-B.,
Eiselen, Abbildungen
von Turn-Uebungen, Berlin,
1845.
Seidenschnur
O., Dr.,
Bücherkunde
des Turnwesens,
Dresde, 1851.
Londe Charles, Gymnastique
médicale, ou L'exercice appliqué aux
organes de l'homme, d'après les lois de la
physiologie, de l'hygiène et de la thérapeutique, Paris, 1821 . (Dally décrit l'ouvrage p. 266)
Koch
C.-F., Die Gymnastik aus dem
Gesichtspuncte der Diaetelik und Psychologie, ou La gymnastique du point de vue
de la diététique et de la psychologie,
accompagné d'un rapport sur l'institut gymnastique
de Magdebourg,
Magdebourg, 1830. (Dally
décrit l'ouvrage p. 267)
Werner J.-C. Erster
Bericht über die orthopœdische Heilanstatl
zu Kœnigsberg,
ou Premier
rapport sur l'établissement sanitaire d'orthopédie
de Kœnigsberg,
Kœnigsberg, 1837. (Dally
précise "comprenant une période
de dix années du 1er octobre 1826 au 1er
octobre 1836)
– Reform der Orthopœdie, 60 thèses,
Berlin, 1851.
– Grundzüge
einer wissenschaftlichen Orthopédie, ou Base d'une orthopédie
scientifique,
– Reforme de l'orthopédie ; deux parties : 1re.
– Dérivations
des os et thérapie de la scoliose habituelle
et de la scoliose statique. 2e. – Suite de la thérapie des
scolioses. Weber Wilhelm et Edouard, Mechanik der
menschlichen Gehwerkzeuge,
etc., ou Mécanique
des organes de la locomotion ; recherches anatomico-physiologiques, Leipzig, 1836, (traduit en français
par A.-J.-L. Jourdan, Paris, 1843).
Werner J.-A.-L., Medicinische
Gymnastik, ou Gymnastique médicale ; art de
corriger les vices de conformation et de rétablir
la forme et les proportions du corps humain
d'après les principes de l'anatomie et de
la physiologie, Leipzig,
1850. – Bericht ueber
die Einricht., etc., ou
Rapport sur l'organisation
et les effets de l'établissement sanitaire
d'orthopédie gymnastique
du duché d'Anhalt-Dessau, et de et de l'école normale
de gymnastique de Dessau,
Dessau, 1840.
– L'institut gymnastico-orthopédique
de Dessau, son organisation et ses effets, Leipzig, 1845 (C'est une nouvelle édition
du précédent en français).
Lœschke
J.-T., Ueber das Turnen Geisteskranker, ou De la gymnastique
dans la folie, Leipzig,
1840. (Dally nous dit page 269 "Cet
ouvrage donne le résultat des expériences
faites à l'établissement de Sonnenstein,
à Prina.)
Krause J.-H., Die Gymnastik
und Agonistik, etc., ou
La gymnastique et l'agonistique des Hellenes,
d'après les mouvements écrits ou figurés
de l'antiquité,
etc., Leipzig, 1841. (Cet ouvrage contient plus
de 900 pages in-8° et 183 figures ; c'est une
histoire de l'art antique, considéré
spécialement au point de vue de l'éducation
et des jeux publics. C'est l'Agonisticon
de
Pierre Faber, (du Faur de Saint-Jorri), Lyon, 1590
: mais l'ordonnance en est plus savante et les détails
bien plus complets.)
-
Adolf Spiess, Die deutsche
Turnkunst, ou La gymnastique allemande, Bâle, 1840-1846.
– Turnkunst für
Schulen, ou Manuel de gymnastique pour les écoles, Bâle, 1847.
– Les exercices
libres pour les deux sexes,
Bâle, 1840
-
– Recept zu einem
gesunden und langen Leben,
etc., ou Recette pour une
vie saine et longue, etc.,
Leipzig, 1843.
– Kinesiatrik, ou Méthode
de gymnastique médicale, à l'usage
des médecins et des gens du monde, d'après
ses propres expériences,
1852. p. 287.
– Aerztliche Zimmer-Gymnastik, ou Gymnastique
médicale de la chambre ; représentation
et description des mouvements gymnastiques n'exigeants
ni appareil ni aide, et pouvant s'exécuter
en tout temps et en tout lieu, à l'usage
des deux sexes et pour tous les âges ; applications
à diverses affectations,
Leipzig, 1855. (Traduction française par
H. Van Oordt, librairie de Victor Masson, Paris
1856.)
Rasmus Gustave, Die geregelten
Leibesübungen, etc.,
ou Exercices organisés
dans le rapport du développement physique
de la jeunesse, Leipzig,
1849 (2e Ed.).
Plessner, Das Turnen, etc., ou La
gymnastique, essai d'hygiène, 1844.
Friedrich G. Das Turnen als Schutz, etc., ou La
gymnastique comme moyen de préservation et
de guérison, pour les malades des deux sexes, Reutling, 1847.
Esslingen, Die Gymnastik
der Hellenen, ou La gymnastique des Hellènes,
dans son influence sur toute l'antiquité,
et dans sa signification relative à l'état
actuel de l'Allemagne ; essai pour servir de base
historique et philosophique à une éducation
nationale esthétique,
Esslingen, 1850.
Par un non médecin, Die Heilkratft, ou La
force médiatrice de certains mouvement du
corps jusque dans l'âge le plus avancé
; moyen de guérir radicalement l'hypochondrie
obstinée, la goutte, le rhumatisme, les oppressions
de poitrine, les aigreurs d'estomac, les hémorroïdes
et plusieurs autres maladies,
etc. Leipzig, 1852. (5em Ed.)
Heidler J.-C., Die Erschütterung, ou La vibration
considérée comme moyen de diagnostique
et de guérison ; auxiliaire de la pathologie
et de la thérapeutique physique, avec un
appendice sur la vibration, considérée
comme action et réaction, ou principe fondamental
de la vie dans la nature,
Braunschweig, 1853. (p.
272)
Ideler K.-W., Handbuch der
Dietetil für Freunde der Gesundheit und des
langen Lebens, ou Manuel d'hygiène pour les amis
de la santé et de la longévité, 1855.
Kloss M., Die weibliche
Turnkunst, etc., ou Gymnastique de la femme, moyen éducationnel
pour le développement de la santé
et de la grace ; conseils aux parents, aux instituteurs
et au institutrices. Leipzig,
1855. Publications
périodiques :
Der Tuner, publié à Dresde
Turn-Zeitung, publié à Karlsruhe, et
plus récemment à Esslingen, par Théodore
Georgii.
Neue Jahrbücher
für Turnkunst, (fondé
en mars 1855 p.
273) ou Nouvelles
annales de la gymnastique allemande, publié par Kloss, directeur de l'institut royal de gymnastique
allemande, à Dresde, avec la collaboration
de MM. E. Friedrich, docteur-médecin à Dresde,
D.-G.-M. Schreber, médecin et directeur d'un établissement
orthopédique à Leipzig, A. Spiess,
assesseur des études supérieures du
duché et directeur de l'école centrale
de gymnastique de Darmstadt, et Wassmannsdorff, directeur de l'établissement de gymnastique
de Heidelberg.
Die deutsche
Turnkunst,
-
Nouvelles annales
de gymnastique allemande.
Die Heilgymnastik
in Schweden und Norwegen,
ou La gymnastique curative
en Suède et en Norvège ; exposition
faites è visu aux médecins et aux
gymnastes, Dresde, 1855.
Par le docteur Edmond Friedrich (Hostile à l'école suédoise).
-
Liebig, Respiration
dans les muscles (Archive
de Müller, 1850, n°s 4 et 5)
p. 280.
-
Valentin, Physiologie, t. II, p. 221. p. 288
Stromeyer, Paralysie
des muscles inspirateurs (Hanovre, 1836, p. 132.)
John Pugh, Physiological,
theoretic and pratical treatise, on the utility
of the science of muscular action, etc, 1794
V.J. Shaw, Sur
les courbures de la colonne vertébrale et
des os du thorax,
traduit de l'anglais, Weimar, 1825, planche VI.
Heine, (Mémoire sur les luxations
spontanées et congénitales, Stuttgard, 1852, planche
V.) p. 301
M.
Guersant,
Mémoire
sur la gymnastique médicale pratiquée
à Paris,
p. 307
Ideler, De
la gymnastique médicale, dans les Compte-rendus
de la Société prussienne de médecine, 1855 n° 15.
Le
Clerc, Histoire de la médecine
Gazi Antoine, Florida Corona,
quœ ad sanitatis hominum conservationem ac longœvam
vatam producendam sunt necessaria, continens, ab
Antonio Gazio, patavino medico doctissimo composita.

-
Fuchs, Institutiones
medicœ, Bâle, 1565,
réimprimées dans ses Operum
didacticorim pars prima et secunda, Francfort, 1605, in-folio TDM 
André Vésale, De humani corporis
fabricâ libri septem,
Bâle, 1543, avec des figures gravées
d'après le Titien.
p. 372.
Jean Canape, Anatomie des os du corps humain et
des deux livres du mouvement et des muscles de Galien, Paris, 1541. 1ère trad. fran.
-
Laurent Joubert, Operum Latinorum, parue à Frankfort (1ère
Edition en 1582) chez Heredes Andrea Wecheli (André
Wechel) .
Dionis, Des frictions
et des exercices.)
- Traité
du ris, contenant son
essance, ses causes et mervelheus effais, curieusement
recerchés, raisonnés et observés,
(jolie mention sur les sens Dally p. 377)
André
du Laurens, Du risu ejusque causis et effectibus
libri duo, Franckort,
1603
Budé, Annotationes, Paris, 1508 . P.
380.
-
Scaliger, Poetices libri
septem, Lyon, 1561
Baccio, Des thermes – en sept livres, Venise, 1571. (peut parler de friction)
Botton A. , De vita
conservandâ, Padoue
1582 (peut parler
de friction)
Duranteo Castor, Il tesoro della
sanità, Venise,
(peut parler
de friction).
Cagnati, Sanitate tuenda, ou de l'hygiène, en deux livres.
Dally le décrit
p. 409. (peut parler de friction)
Bright, Hygiène, sive
de sanitate tuendâ medicinœ pars prima. Londres, 1583. Dally p. 412.
- Therapeutica,
hoc est de sanitate restituendâ
pars altera. Londres,
1583. 
Haller, (Bibl. med.
pract., t. II. p. 250) « Une note sur ce livre,
elle est ainsi conçue : Liber
ex veteribus collectus est, etiam unctiones et lotiones
à nostris moribus aliena imperat. »
-
Savary, Lettres
sur l'Égypte
de 1785 et aussi la onzième
lettre sur les Bains
du Grand-Caire.
Paracelse, De
medi. orig. et
prog.
diss. :
Da doctrinâ, Utrecht, 1723
Pouchet, Hist.
des scien. nat. au moyen-âge ect., Pais 1853
Du Chesne, Le pourtraict
de la santé, où est au vif représentée
la règle universelle et particulière,
de bien sainement et longuement vivre ; enrichy
de plusieurs preceptes, raisons et beaux exemples,
tirez des Médecins, Philosophes et Historiens,
tant Grecs que Latins, les plus célèbres. Paris, 1606.
Lucian, lib. de Saltatione
Théophraste, Traité
des sueurs traduit pour
la première fois en latin par Daniel Furlani
en 1576. p. 439.
Cardinal Nicolas
de Cusa,
Idiotœ de
staticis experimentis dialogus, Bâle, 1565.
Sanctorius, De medicinâ
staticâ aphorismi, Venise, 1514.
L'Héritier, Traité
de chimie pathologique, Paris, 1842, p. 442. sur
la sueur.
W. Hildesheim, Die Normal
- Dlet. – Essai chimico-physiologique sur la
normalité des besoins alimentaires des hommes,
en vue d'établir une diététique
normale, en relation spéciale avec le régime
du nouveau règlement des hôpitaux de
garnison en temps de paix, avec l'alimentation naturelle
des soldats, et avec les pauvres, Berlin, 1856.
Copernic, De
revolutionibus orbium cœlestium, libri IV. Nuremberg, 1542.
Aristarque, dans (Ency. nouv., Paris, 1836)
Dutens, Recherche sur l'origine
des découvertes attribuées aux modernes,
où on démontre dans les ouvrages des
anciens, et ... p.
446.
Bacon, Oeu.
de F. Bacon, Par Buchon, Paris, 1841.
On
the advancement of learning, Londres, 1605, traduit en latin
sous le titre de : De
augmentis scientiarum,
libri IX,
Paris, 1624.
Descartes, Discours sur la méthode, Leyde, 1637.
–
Traité
de l'homme et de la formation du fœtus. Ouvrage posthume, Paris,
1664.
Eisenmenger dit Sidérocrate, De methodo....
Strasbourg, 1563 (Haler
: bibl. med., t.II, p.147).
p. 450. sur
la iatro-mathématique.
Dictionnaire
de la conversation,
2e édit., Paris, 1854.
Nouvelle
biographie générale de Firmin Didot, Paris,
1855.
-
Chrétien
Fromann, De
consensu partium corporis humani, Cobourg, 1658.
Charlton, Œconomia animalis,
novis anatomicorum inventis, indeque desumptis modernorum
medicorum hypothesis physicis superstructucta, et
mecanicè explicata,
Londres, 1658.
Deusing, Exercitationes
de motu animalium, ubi de motu muscularum et respiratione,
itemque de sensuum functionibus, ubi et de appetitu
sensitivo et affectibus.
Groningue, 1661.
Sténon, Elementorum
myologiœ
specimen, seu musculorum descriptio geometrica. Florence, 1667.
Perrault, Essai
de phusique.
Paris 1680, 4 vol. in-12. - Le troisième
contient un traité de la Mécanique
des animaux.
Courtois, Traité
théorique et pratique des moteurs, etc., Paris, 1846, t.1, p. 27. p. 460.
Boerhaave, De
viribus medicamentorum,
Paris, 1723. p.
470.
Boissier de Sauvages,
Les Chefs-d'Oeuvre, Paris, 1770, Vol. 2 Dissertation
dans laquelle on cherche s'il y a des médicaments
qui affectent certaines parties du corps humain
plutôt que d'autres ; et quelle serait la
cause de cet effet.
Benjamin Broekhuizen,
Œconomia corporis animalis,
sive cogitationes succinctœ de mente corpore et
utriuque onjunctione,
Nimégue, 1672 Ouvrage publié sous
le titre de Rationes philosophico-medicœ, theoretico-praticœ, La Haye, 1687. p. 472.
Le
Cat, Traité
des saignées. Meding
nombreux écrits dans (Gazette des hôpitaux,
1862, n°92)
Abbé
Jean-Jacques Barthélemy, Le Voyage du jeune Anacharsis
en Grèce
de 1788
Les
relations du voyage du capitaine Cook dans les îles de l'Archipel
; celles du capitaine Valles
-
–
Ainsi que, Traité
des règles du massage (perdu)
Sénèque Lettre 66 du livre VII
((53)
-
-
-
Blache par l'organe de son rapporteur
M. Bouvier, a pu dire (Mém.
Accd. de méd., 1855)
–
Ainsi que Traitement de la chorée
par la gymnastique,
1865
Du Choul, Des bains et antiques exercitations
grecques et rommaines
de 1555 TDM

Dans
son introduction des oeuvres d'Oribase (Malgaigne, 1840), au chapitre XV.
Malgaigne Leçons
d'orthopédie (1862)
mais aussi (Leçons
cliniques d'orthopédie, 1862, p. 52)
–
Ainsi que Traité des fractures
et des luxations Ed.
Baillière 1847 et 1855 en 2 volumes TDM 
-
-
–
Ainsi que (Flagellum
salutis,
1698) .
Les
exercices du corps chez les anciens : pour servir
à l'éducation de la jeunesse en 1772 par Sabatier François
Meibomius L'Utilité
de la flagellation dans la médecine et dans
les plaisirs du mariage et des fonctions des lombes et des reins ( 1795) 
Georgii Kinésithérapie,
ou traitement des maladies par le mouvement selon
la méthode de Ling et de son successeur Branting (1847) (folio 47, 81, 83, 84,
91)
-
Lepage (thèse de 1813) Recherche historique
sur la médecine des chinois 
-
Liétard, dans sa thèse
inaugurale (Strasbourg, 1858) intitulée :
Médecine
chez les Indous 
Monuments
thérapeutiques et exercices des Indiens publié
par l'Athenœum
de Berlin
(Vol. I, 4° partie, avril 1854) traduit par
le :
Bouchardat dans Supplément à l'Annuaire
de thérapeutique pour l'année 1861, p. 180 
Tchang-seng "passage d'un
ancien texte chinois traduit par le Père
d'Entrecolles et publié dans
le 3eme tome de Description
géographique, Historique,
chronologique, politique, et physique de l'empire
de la Chine et de la Tartarie chinoise par Jean-Baptiste Du Halde de 1735 .
L'Encyclopédie par Petit-Radel, probablement le Dictionaire des sciences
médicales,
Volume 31 de 1819, page 77. Dictionaire des sciences médicales
-
–
Ainsi que, dans le tome III, p.81 de sa Pathologie
–
Ainsi qu'un article de M. Piorry "Le capitaine Wallis, dans son voyage dans la mer du
Sud et à Tahiti... (
Il s'agit
du tome 2 de Relation
des voyages entrepris par ordre de Sa Majesté
britannique
Auteurs multiples dont Samuel Wallis en 1774 )
Forster, dans le voyage du capitaine
Cook*, dont il restitue un
paragraphe provient de Observations
faites pendant le second voyage de M. Cook, dans
un voyage autour du monde, sur la géographie,
la physique, l'histoire naturelle par Forster en 1778 en anglais. TDM .
Baudin, dans ses voyages dans la Nouvelle-Hollande
(1800) restitué dans Voyage aux Terres australes rédigé par
François Péron usurpant ses écrits
TDM 
-
Trousseau et Pidoux, Traité
de matière médicales et de thérapeutique de 1821
Percy et Laurent article sur la Percussion du Dictionnaire des sciences médicales en 1819 
Sarlandières Traité
du système nerveux dans l'état actuel
de la science
de 1840 TDM

Bonnet Amédée Traité des maladies
des articulations
de 1845 (3e Ed.) TDM 
Girard (Gazette
hebdomadaire,
1858)
Bouvier Leçons
cliniques sur les maladies chroniques de l'appareil
locomoteur,
1858
-
-
Meding, Gymn.
suédoise,
p.33.)
-
Cazeaux dans son Traité d'accouchements 
Londe Nouveau
éléments d'hygiène de 1827 
Dictionnaire
universel de matière médical et de
thérapeutique,
MM. Mérat et Lens
Arétée (De curatione cardiacorum) un des chapitres du second
Livre sur huit que compose Traité des signes, des
causes et de la cure des maladies aiguës et
chroniques.
(Arétée, Morb. acut., lib. II.) Gestationes et corporis
concussiones ad movendum propellendumque calculum
bene faciunt.
-
-
Richet (thèse de concours, 1850)
-
Barnier Des
paralysies musculaires
de 1860
-
-
Raulin De
la Conservation des enfants
Morel-Lavallée Des
rétractions accidentelles des membres Concours de thèse
pour l'agrégation de chirurgie de 1844
Cruveilhier Anatomie pathologique
du corps humain, Ed. Baillière de 1828-1842
TDM 
-
-
-
-
-
-
Sainte
Bible, Sois
diligent dans toutes tes actions, et les maladies ne viendront
pas en toi.
Horace épode 14. : Mollis inertia cur tantam diffuderit
oblivionem sensibus. Pocula letheos ut si ducentia somnos
arcute fauce traxerim ?
Géorgiques, Oeuvre de Virgile.
Bas
de page |
1ère partie
p. 65 : Temps antérieurs à l'ère chrétienne.
Orient – Asie – Chine.
Page 72
écrit ceci "Parmi les mouvements qui sont du domaine
de cette méthode, on comprend le massage, la friction, la pression, la percussion, la vibration et beaucoup d'autres mouvements
passifs, dont l'application faite
avec intelligence produit des effets essentiellement hygiéniques
et curatifs. Or, ces différents mouvements sont en usage
en Chine depuis les temps les plus reculés. On les emploie
pour dissiper la rigidité des muscles occasionnée
par la fatigue, les contractions spasmodiques, les douleurs rhumatismales,
après la résolution des fractures, et dans beaucoup
de cas de pléthore sanguine au lieu de la saignée."
Il dit un peu plus loin que ces gestes sont fait par des
barbiers qui, pour se faire repérer dans la rue, jouaient
d'un instrument ou faisaient du bruit avec un instrument. comme
cette photos que nous avons de cette époque.
Page 81
Plutarque nous dit que César, pour se guérir d'une névralgie générale,
se faisait pinçotter chaque jour par ses esclaves, il nous apprend plus de
vraie médecine gymnastique que les auteurs que nous venons
de citer (Mercuriali et Marsili). D'autres mouvements de cette espèce s'étaient
aussi conservés héréditairement dans les habitudes
de quelques familles qui passaient pour avoir le secret de la guérison
de certaines maladie."
Page
82 Dally nous dit qu'à
la suite de Borelli est apparu "l'école iatro-mécanique
ou iatro-mathématique.
C'était une réaction contre l'école iatrochimique
ou chimiâtrique,
qui régnait surtout depuis Paracelse.
Les iatro-mécaniciens
cherchèrent à se rendre compte, par les lois des mathématiques
et de la mécanique, de tous les mouvements et de toutes les
fonctions du corps humain. Donc, ils reconnaissaient implicitement
l'influence du mouvement sur les mécanismes entiers ; et,
chose singulière, au lieu d'appliquer au traitement des maladies
les éléments de la kinésique
et de leur doctrine, ils empruntaient leurs remèdes à
leurs antagonistes, les chimiâstres. Cette doctrine s'éteignit
avant la publication (1779) de la Notice
du Père Amiot..."
Page 83 "Il y
avait encore à cette époque la méthode
iatraleptique, qui consistait à traiter les maladies par des
frictions dans lesquelles on employait des substances médicamenteuses,
telles que le camphre, la digitale, le quinquina, l'opium, le mercure,
l'or, préparés avec de l'huile, l'axonge, la salive.
C'était un procédé emprunté aux médecins
de l'antiquité, qui avaient aussi fait une alliance hétérogène
de la friction
gymnastique
et des médicaments. La friction sollicite l'absorptivité de l'économie,
et dans beaucoup de cas elle suffit à la résolution
du mal ; l'imbibition médicamenteuses, alors qu'elle n'est point nuisible,
est quelque fois de peu d'utilité. Graviora
quaedam sunt remedia periculis 1)"
"Ce fut vers 1740, que parut, en anglais,
2) un premier essai, sous le titre
de : Médecine gymnastique,
ou chacun son médecin ; traité du pouvoir de l'exercice
dans ses rapports avec l'économie animal, et sa grande nécessité
pour la guérison de plusieurs maladies, comme la consomption,
l'hydropisie, l'hypocondrie, la gale et autres éruptions
cutanées, par Francis
Fuller . Ce
livre fit sensation ; il y eut plusieurs éditions, fut traduit
en plusieurs langues. Il donna lieu à des publications spéciales,
comme Dissertatio de arte gymnastica
nova, de 1748 par Boerner ; De
gymnasticœ medicœ veteris inventoribus,
par Gerike , l'une et l'autre imprimées à Hemstadt,
en 1748. La médecine de Fuller est un système
nouveau,..." 1) Expression latine : Certains
remèdes sont pires que le mal.
2) Titre anglais : Medicina gymnastica, or a Treatise
concerning the power of exercise, with respect to the animal oeconomy
and the great necessity of it in the cure of several distempers
(vérifier les dates, 1705 (2eme ed.)
Page 87 Ici nous avons ce mécanisme
de rapprochement tout-à-fait factuel qui préfigure
bien de ce qu'a été le 19eme siècle "Toutes
ces observations sont isolées sans liaison quelconque avec
un principe scientifique supérieur ; mais il ne serait pas
impossible de les grouper, de les classer dans leur rapports entre
elles et dans un ensemble méthodique. En effet, ne pourrait-on
pas, avec tous ces éléments désassociés,
tels que la position, les attitudes et les mouvements spontanés
des malades, la pression abdominale de Corvisart., la pression digitée de Piorry,
la pression et
la percussion usitées en diagnostic, l'écrasement de Velpeau,
les mouvements articulaires de Bonnet,
les mouvements
passifs de Ranson de Saint-Maigrin, les mouvements
mécaniques de Guérin ,
des Humbert, de Lachaise
Claude, de Pravaz, la compression et la percussion de Balfour,
et beaucoup d'autres mouvements semblables..."
Page 88/89 Propos de M. Bouvier
rapporteur de la thèse de M.
Blache Du Traitement de la chorée
par la gymnastique, présenté à l'Académie
de médecine en avril 1865 "...M Bouvier, modifiant quelque
peu le terme de la conclusion de M. Blache, se résume en
disant que, dans aucun autre traitement de la chorée,
et qu'elle n'a point les inconvénients attachés à
plusieurs d'entre eux. Notons qu'il ne s'agit pas ici de gymnastique
ordinaire, qui se compose de mouvements
actifs, inapplicable au début des Chorées
intenses, mais de mouvements
passifs « consistant, dit le rapporteur,
tantôt dans une sorte de iatraleptique,
avec différents mode frictions et de massages
: tantôt dans une suite de mouvements cadencés ; communiqués
aux membres de l'enfant dans des directions donnés, avec
une mesure et des impulsions diverses. »
Page 123 "Lois
de Manou, recueillis vers le treizième siècle
avant notre ère, consacrent aussi la diète,
l'ablution, le bain, la friction, l'onction,comme des obligations religieuses."
Page
124 Parlant de la retenu de l'haleine comme
moyen thérapeutique "C'est après les propriétés
bien connues de ce mouvement qu'ils
(les médecins grecs) l'employaient
pour purifier la bouche, la gorge [...] ainsi que dans les intervalles
des mouvements et après chaque série d'exercices,
ou pendant la friction,
comme moyen apothérapique (1).
(1) Mercurialis. De art gymnastica , III, 6 ; VI, 4 ; Œuvres d'Hippocarte, trad. de Littré ; Du régime, II, 64.
Page 125 Cet ordre de brâhmanes
existe encore aujourd'hui. Différents de ceux qui prescrivent
des médicaments, ce sont eux qui professent le shampooing
hygiénique.
Au rapport des Européens qui habitent dans l'Inde, c'est
ordinairement après le bain que s'administre le shampooing
Page 126 et la friction.
Celui qui veut se faire masser est étendu sur un siège
où l'opérateur manie les membres comme s'il pétrissait
de la pâte. Puis il les frappe légèrement avec
le bord de sa main, les parfume, les frictionne et termine
en faisant craquer les articulations du poignet, des doigts,
et même celles du cou. Après cette opération,
on éprouve une sensation de bien-être et d'énergie
indicible. Aussi les ladies qui vivent dans l'Inde passent, dit-on,
rarement un seul jour sans se faire masser par leurs esclaves.
Ces procédés sont essentiellement hygiéniques.
Les brâhmanes ont aussi des pratiques spéciales contre
les maladies chroniques. Nous en pourrions citer plusieurs exemples.
Pour être bref, nous prions le lecteur de consulter le Medico-chirurgical-Journal,
vol. II, p. 526, et vol. III, p. 109, où se trouvent le description
des mouvements spécifiques et la figure des appareils que
les brâhmanes emploient avec succès
contre le rhumatisme chronique. Selon le médecin James
Johnson, ce remède est tout à fait semblable
à celui des sables et des joncs, Remedium arenarum et
arundinum(a), par lequel, au rapport de Suétone,
l'empereur Auguste fut guéri d'une douleur
ischiatique de la jambe gauche. La plus ingénieuse explication
de ce remède, dit James
Johnson, a été donné par Pouteau.
Il suppose que les joncs servaient à percuter, légèrement
et longtemps, les parties affectées, et qu'ensuite le sable
était appliquer chaud sur la partie malade (1). Il y a une
explication plus complète et authentique de ce remède
dans Oribase, t. II, p. 403, sous le titre
de Bain de sable... (Et ça continue sur les vertus
des bains de sable chaud.)
(1)
J. Johnson.
Practical researches on the nature, cure and prevention of gout,
Londres, 1819, p. 88.
(a)
Remedium = remède
; arenarum
= Génitif pluriel de arena qui signifie sable ; arundinum = roseau, c'est un remède à base de
sable chaud et de flagellation avec des roseaux.
– Retranscription de bribes de textes provenant
de Monuments thérapeutiques et exercices des Indiens par
l'Athenœum
de Berlin (Vol. I, 4° partie, avril 1854) restituées
par Dally de la page 129 à 131.
Page 129/130 écrit "Ce
que nous pouvons surtout remarquer, c'est la manière dont
les Indiens se préparent à ces combats, et qui rappelle
les mouvements isolée de la méthode curative de Ling ; (ajoutons : et Page
130 aussi ceux de la méthode
grecque dans la tripsis ou friction préparatoire
et dans l'apothérapie qui se faisant après chaque série d'exercices
et à la fin de l'exercice complet)."
"Avant
de commencer les exercices, le lutteur s'accroupit par terre, les
jambes reployées, et une autre personne vient le frictionner
en tout sens avec le doux et fin limon du Deltat du Gange ; ensuite
les muscles des bras, des mains, de la poitrine, du dos, du ventre
et des cuisses sont pressés en descendant jusqu'aux
pieds, les uns après les autres dans l'ordre indiqué
ici, et cela d'une façon toute particulière qui peut
bien être indiquée, mais non décrite exactement.
Une ou deux personnes s'occupent à presser les muscles,
les tournant ou les tordant transversalement aux fibres musculaires.
Cela ne doit pas se faire d'une façon arbitraire, mais bien
d'après certaines règles observées régulièrement.
Ainsi, par exemple, les muscles de la Page
131 partie supérieure du bras sont constamment
tournés en dedans par celui qui les maintient fortement tendus
dans ses deux mains ; ceux de la partie supérieure de la
cuisse sont tournés en dedans, et ceux de la partie inférieure
de la cuisse sont tournés en dehors, etc. Cela s'appelle
éveiller le corps, et l'on éprouve, en effet,
un sentiment de bien-être et de vigueur incroyable. "Puis
viennent quelques exercices pour essayer ses forces. Quand ils sont
terminés, on reprend de la même manière la tension
transversale des muscles, qui nous avons déjà décrite,
ou bien le corps est encore traité d'une façon toute
particulière. Le lutteur se couche à plat ventre,
tous les membres étendus tandis qu'une autre personne se
met sur son dos et, les pieds nus, piétine lentement
sur tous ses membres, opérant avec les pieds cette tension
musculaire et ce pressement latéral qui est produit
par les mains de l'autre manière que nous avons décrite
d'abord. Dans certaines maladies les Indous emploient aussi
très souvent un remède cinésique,
nommé chamboning
(mot traduit de l'anglais par champooing),
qui consiste à pétrir doucement tout le corps
du malade en allant toujours des extrémités supérieures
du corps et des parties supérieures des membres vers les
parties inférieures. Ce que je raconte, l'auteur de cette
communication, je l'ai vu de mes yeux ; je l'ai même essayé
pour mon propre compte pendant quelques jours. L'occasion m'en a
été offerte par hasard, ayant fait la connaissance
d'un officier d'état-major anglais, qui depuis longtemps
se livrait, dans sa garnison, à ces exercices et à
ces manipulations. Par malheur, je ne fis sa connaissance que très-peu
de temps avant mon départ ; et auparavant je ne savais rien
de ces usages et je n'en avais pas entendu parler ; je n'ai pu les
connaître que pendant la dernière semaine de mon séjour
à Calcutta."
Page 133 les préceptes
de Kang-Hi. "Aussitôt après votre réveil,
faites avec la main plusieurs frictions
sur la poitrine, à la région du coeur, de crainte
que, sortant tout chaud du lit, la fraîcheur ne surprenne
tout à coup et ne referme subitement les pores du corps,
ce qui causerait des rhumes et d'autres incommodités, au
lieu que quelques frottements avec la paume de la main mettent le
sang en mouvement à sa source, et préserve de plusieurs
accidents."
2ème partie
p. 139 : Temps postérieurs à l'ère chrétienne.
Période depuis le seizième siècle jusqu'à
nos jours. Période depuis le seizième siècle
jusqu'à nos jours.
Page 141
"Il y avait alors un établissement
de Page 142 gymnastique annexé à l'École
militaire de Copenhague , dirigé par un homme distingué,
Nachtigall, qui, depuis longtemps,
essayait aussi de rappeler l'art dans les voies de la vérité.
Ling
profita de ses essais, interrogea les débris de la gymnastique
des Grecs, épars dans leurs écrits médicaux,
et lorsque, en 1886, il fut nommé maître d'escrime
à l'université de Lund (en 1886), il y commença la
réalisation de son idée."
Page 144, "C'est à Ling que revient de droit le mérite
des développements qu'ont reçus les diverses branches
de gymnastique (pédagogique, militaire, médicale
et esthétique) ; son activité, qui ne négligeait
aucuns détails, embrassait en même temps toutes les
conséquences de son système ; son esprit, fécond
en déductions ingénieuses, s'emparait en quelque sorte
de l'avenir. etc." Tirée de Kinésithérapie, ou traitement des maladies
par le mouvement selon la méthode de Ling par Georgii Ed. Baillière, 1847 TDM
page 9.
Page 149
"L'idée suédoise est née au contact de
l'idée française. L'art de l'escrime, qui faisait
partie de la gymnastique militaire des anciens, et dont la noblesse
en France conservait fidèlement les belles traditions, était
fondé sur des règles qui expliquaient avec précision
quels et quels muscles sont mis en jeu dans la pose, dans le mouvement,
dans son point de départ et dans son point d'arrêt,
pour produire tel ou tel effet déterminé, soit l'attaque,
soit la défense. Or, c'est le principe même de
ces règles que Ling appliqua à chaque organe en particulier
et à l'organisme vivant."
Page 152
Au sujet de Mercurialis et
de son De art gymnastica
,
III, 10 "L'art grec distinguait le mouvement
gymnastique en actif ou volontaire (alterum in quo suâpte naturâ),
et en passif ou communiqué (alterum in quo, alio movente, sexe
exercentes moventur), et en mouvement
mixte (mixtum motum) [...] mais aussi
à tous les mouvements de flexion, d'extension, d'adduction, d'abduction, etc., et aux mouvements de pression, de friction, de percussion, de vibration, etc."
Page 160
Au sujet de ***
** Kinésithérapie,
ou traitement des maladies par le mouvement selon la méthode
de Ling par Georgii Ed. Baillière, 1847 TDM "L'auteur est élève direct de Ling.
Conjointement avec le professeur Branting,
il a représenté tout le système théorique
et pratique de Ling,
de la manière la plus générale et la plus rationnelle.
c'est durant un séjour de six mois à Paris qu'il fit
paraître ce livre qui tient plus que son titre ne promet.
La gymnastique curative et ses bases scientifiques en forment le
principal objet ; il donne en outre une description courte mais
claire des traits fondamentaux du système de Ling, tout en
insistant particulièrement sur le système d'éducation."
Page 175 (Tout ce qui procède
du mouvement excentrique et concentrique,
il en parle de la page 168 à 179.) "La propriété
de rafraîchir ou d'échauffer, que possèdent
les mouvements excentriques et concentriques,
se rattache à l'action de ces mouvements sur les artères
et les veines ; la pratique a démontré l'utilité
contre le froid ou la chaleur excessive des extrémités.
La même chose a lieu pour les mouvements de l'intestin, naturellement
en tant que les mouvements doubles agissent spécialement
sur les muscles de l'abdomen."
Page 176 "Les mouvements passifs
sont des mouvements de translation des membres du malade, qui ne
sont pas déterminés par l'action des muscles soumis
à la volonté de celui-ci, mais par ceux du gymnaste
(qui se sert de la main et rarement du genou). On peut y rapporter
les passes, les ébranlements,
le mouvement de scie,
le massage, le pétrissage,
les percussions
avec la main fermée ou étendue, avec les doigts, les
tractions, etc. J'ai donné dans mon Traité de gymnastique
médicale, (Berlin 1852)."
Page 178 "Lorsque,
par exemple, on fait des percussions
en coup de hache sur la région de l'estomac, qui est tendu,
le malade étant couché, un aflux de sand dans les
capillaires artérielles a lieu pendant que l'on favorise
l'innervation, et l'on excite dans tous les organes situés
dans cette région un travail régénérateur.
Mais si, au contraire, le tronc étant un peu fléchi
en avant, on percute de la
même manière, on excite les veines à résorber
les éléments des tissus, tout en augmentant aussi
l'innervation."
Page 179 "C'est
en vertu de ce principe que
l'on guérit des constipations opiniâtres, en promenant
la main sur le bas ventre du sujet, qui est couché sur le
dos, de manière que les muscles
de l'abdomen soient tendus."
Page 180 "On emploie diverses
formes de mouvements
passifs : pressions, massage,
action de pétrir, mouvements
de rotation, percussions
diverses, que l'on fait agir sur les tissus relâchés.
On peut désigner le troisième mode d'action des mouvements
passifs sous le nom d'action innervante, névrosthénique.
On Page 181 l'obtient au moyen
d'ébranlements,
de percussion
avec la main ouverte (claques), ou bien en coup de
hache, de compression des
nerfs, et d'autres mouvements
passifs. La matière organique partage avec la
matière inorganique la propriété d'entrer en
vibration, même dans ses parties liquides, qui sont susceptibles
de présenter des ondulations
comme les parties les plus solides. Il en résulte un mouvement
intime de la masse, une tendance
de toute la substance à se
rapprocher de la nature de
la substance primitive, de l'éther,
une expansion et une contraction même de
la substance solide, un ébranlement de
cette substance. Ce mouvement peut être communiqué
à toutes les parties du corps du malade par la contraction
des muscles du malade lui-même, comme aussi par les mouvements
musculaires du gymnaste, par divers appareils en bois, en acier,
que l'on fait vibrer. Lorsqu'un homme contracte en même
temps les fléchisseurs et les extenseurs du bras, et en général
les muscles situés autour du bras, et affectés à
différentes fonctions, il se manifeste un tremblement dans
le bras, un ébranlement de la
masse organique. En répétant ces exercices, on peut
arriver, au moyen de ces contractions
générales, à produire un tremblement, non-seulement
dans le bras, mais dans les parties plus ou moins considérables
du corps. On peut donner à ce mouvement le nom d'ébranlement
organique actif. Ou ne l'a pas encore mis au nombre des formes
de mouvement que l'on fait exécuter
au malade lui-même (comme on prescrit les attitudes prolongées);
on peut se demander cependant si cela ne serait pas utile. On n'a
employé jusqu'à présent que l'ébranlement
communiqué par les doigts, la main ou le bras du gymnaste;
le mouvement, chez le malade, est alors purement passif. Les muscles
du malade sont dans un état de repos
complet, ou n'agissent pas du moins de manière
à produire par eux-mêmes l'ébranlement.
Page 200 "Le principe du système
de Frédéric
Hoffmann est que le corps humain, de même que tous
les autres corps de la nature, possède des forces matérielles
à l'aide desquelles il opère ses mouvements. Tout
corps, par cela même qu'il est corps, a des forces de cohésion
et de résistance qui lui ont été données
par le créateur, et toutes les forces du corps agissent d'après
le nombre, la mesure et l'équilibre
: on peut les expliquer toutes mécaniquement et mathématiquement.
Un agent matériel impondérable, l'éther, force
active motrice, anime toutes les propriétés des
corps, et préside à tous les phénomènes
physiques dans l'unité de la
création (2)."
Page 201 Le fluide nerveux éthèrè
n'est donc autre chose, selon Hoffmann, que l'âme sensitive
qui préside à la vie organique et constitue l'animalité
dans l'homme. Essentiellement matérielle, cette âme
sensitive est entièrement différente de
l'âme spirituelle qui est unie momentanément
au corps vivant. Principe de la conscience
et source du raisonnement, cette âme spirituelle élève
l'animalité à l'état d'hominalité.
Ainsi, Hoffman distingue dans l'être humain le corps,
l'âme sensitive, animale et matérielle, et l'âme
spirituelle ou l'esprit immortel (1).
(ï) La notion d'une d'une
sensitive et périssable, principe
vital on vitalité, distincte de celle de l'âme pensante
et immortelle, est une tradition de l'antiquité.
Elle remonte à Cicéron, à Platon, à Rlppoerats, a Pythagore, à la philosophie
persane, indienne, chinoise. Elle touche aux origines de l'homme.
— Saint Paul l'a formellement consacrée dans son épitro
aux Thessaloniciens, V,
83.
Page 207 La première dissertation
qui traite de la longévité
contient d'abord les principes physiologiques sur lesquels repose
le système de médecine
de l'auteur. Il y établit
ensuite de la manière la plus
évidente que l'observance des lois de
l'hygiène, la frugalité, l'exercice de
l'esprit et celui du corps sont les moyens les plus certains
de se préparer une longue
vie sans infirmités. Il insiste sur l'importance des mouvements
actifs réguliers, et cite un passage de Baglivi (De
fibrâ motrice, p. 213), qui rappelle que
les pères" de la médecine
employaient principalement pour la préservation et la curation
des maladies, les bains, les fomentations,
les lotions, les onctions,
les frictions et tous les autres
genres de mouvement qui donnent du
ton et de la souplesse aux membres
et aux tissus. Il cite ces paroles de Celse
: « La meilleure médecine, c'est de
n'en point prendre. » Après le traité
de Huffland et celui plus récent
de M. Flourens,
sur la même matière, on lira avec intérêt
et avec fruit celui de Frédéric
Hoffmann.
La
plupart des autres dissertations ont aussi un caractère d'actualité,
et certes, elles mériteraient d'être plus connues."
Page 209 On peut aussi, dit
Oribase, ranger la friction dans la
classe des mouvements qui viennent de l'extérieur.
— Les pressions
et les pincements
qu'il note dans l'administration de la friction,
sont aussi des mouvements
passifs. Beaucoup d'autres mouvements de ce genre
se produisaient dans le massage
dont les anciens faisaient un emploi si fréquent.
Percurrit agili
corpus arte tractatrix manumque doctam
spargit omnibus membris.*
(*) Il s'agit de l'épigramme. 8l
de Martial contre un riche romain de son époque dont voici
la traduction "Une masseuse
exerce son art léger sur toutes les parties de son corps,
et promène sa main habile sur chacun de ses membres." voir
la suite.
Page 210 La lutte, dans laquelle
s'établit une action et une réaction concomitantes
entre deux personnes, appartient aux mouvements
mixtes.
On doit aussi ranger dans cette classe la friction accompagnée
de la rétention du souffle
pour tendre les muscles de la poitrine
et relâcher ceux du ventre et du diaphragme, ou réciproquement,
et celle qui se faisait avec enroulement dans des bandes, contre
la pression desquelles le sujet devait se roidir, soit en
faisant certains mouvements, soit en subissant la friction.
« On fait ces frictions sur tout le ventre, dit Galien,
en se plaçant derrière ceux qui doivent être
frottés. On entoure d'autres bandes la partie supérieure
du dos, en se plaçant devant celui qui doit être frotté,
et on fait circuler les mains (le texte désigne plutôt
des courbes concentriques exécutées avec les mains).
On place d'autres bandes encore, dont on entoure les côtés,
la partie inférieure du dos, les lombes et la poitrine (Ibid.
Note 35, p. 655).
Il
est évident que ces mouvements sont du genre mixte, actif-passif
et passif-actif,
ou double
concentrique, et excentrique,
Page 211 et que les anciens
ont dù connaître les effets physiologiques différents
de ces mouvements, pour en
avoir fait une application aussi ingénieuse à chaque
organe particulier, comme à l'organisme tout entier. Les
progrès tout récents de la
gymnastique nous ramènent donc au point où en étaient
les anciens.
Page 243 [...] Nous avons
encore quelques mots à dire au sujet de l'hygiène
des exercices. Lorsqu'on s'y est livré, on ne doit pas travailler
ou étudier, de peur que le corps échauffé par
le mouvement ne soit exposé subitement à l'action
de l'air froid ; il faut encore moins prendre des boissons froides,
qui ont souvent produit, dans de pareilles conditions, des maladies
chroniques rebelles. Il faut entretenir la transpiration, se tenir
dans un lieu où l'on ait chaud, couvrir le corps et l'essuyer
s'il est baigné de sueur, changer de linge et faire sur la
peau des frictions
auprès du feu.
Page 263
Citant Essai d'encyclopédie
des exercices corporels,
de Veith
Gérard-Ulrich-Antoine en trois parties il
écrit, "La
deuxième partie contient une classification des exercices,
qu'il divise en passifs et en actifs. 1° Au nombre de exercices passifs, il range
: Etre couché, assis, balancé,
porté par un autre ; le bain, la voiture, la friction, l'endurcissement du corps."
Page 276
Les
Indiens, dit Strabon,
ont tellement l'habitude des frictions
exercées sur
Page 277
le
corps, au moyen de légères étrilles
d'ivoire, que les rois se font frictionner ainsi, même
pendant qu'on leur expose les plaines de leurs sujets. [...]
On pratique encore dans l'Orient les mouvements
passifs, tels que massage, percussion, ébranlements.
Ils ont été décrit par François
Paullini,
en 1698, dans son livre intitulé : Flagellum salutis, qui contient la description
des moyens de guérir, souvent, promptement et bien, toutes
espèces de maladies longues, et presque incurables (3)
Page 283 "Une autre série
de mouvements
passifs comprend les percussion, les frictions,
les passes légères,
etc. Ces mouvements sont plutôt excitants : ils agissent sur
les nerfs sensitifs, et, par action réflexe, sur les nerfs
moteurs. Les formes de mouvements
passifs dont nous venons de parler sont pour la plupart connus
depuis très-longtemps et constituent une partie de la médecine
populaire ; d'autres, comme les torsions du tronc, les vibrations,
certains modes de percussions, les mouvements de rotation, ont été
employés pour la première fois par Ling,
dans un but médical."
Page 284 Extrait
issu de la page 64,
de Traité sur les exercices corporels, de Ling, traduit du suédois par Massman, Magdebourg, 1847, cité par Dally le cite dans sa Cinésiologie de 1857 pages 284 restituant un article de Berend publié dans l'Athenœum avec la
réponse de Neumann p. 316. « Lorsque la forme fondamentales
dynamique est l'agent principal, la maladie revêt la forme
dynamique ; lorsque c'est la forme mécanique qui prévaut,
la maladie se présente sous l'aspect chimique ; lorsque enfin
la forme chimique l'emporte, la maladie se manifeste dynamiquement.
»
Page 296 «
Des essais nombreux et variés m'ont appris que la
gymnastique suédoise produisait en pareil cas à peut
près les mêmes améliorations que celles qu'on
obtient au moyen de la gymnastique active, des douches,
de l'électricité, des frictions,
etc. » S'en suit un intéressant débat sur l'efficacité
des appareils de l'époque dans la rééducation
selon M. Berend.
Page 298 «
Je mis à profit le cas que j'avais sous les yeux pour
essayer l'emploi exclusif de la méthode suédoise :
je prescrivis des hachures
pour exciter les nerfs, des ébranlements,
des pressions
et des mouvements doubles autant qu'il était possible de
les exécuter. »
Page 299 «
Comme, après neufs mois de traitement, la gymnastique
suédoise n'avait donnée aucun résultat différent
de ce que l'on obtenait dans des cas analogues eu moyens des exercices
actifs, des frictions,
des douches, de l'électro-magnétisme,
etc. »
Page 310 « Je ne me refuse
pas à croire que plusieurs des mouvements prescrits par les
suédois ne soient quelquefois très-utiles dans des
cas de constipation habituelle : ces mouvements sont des tractions
du dos, des frictions douces concentriques faites sur l'abdomen,
des rotations sur le plan horizontal, des hachures
sur le sacrum, etc. »
Page 345
Extrait de l'ouvrage de Richter
E.-A., Organon
de la thérapie physiologique, Leipzig,
1850 dans lequel il mentionne le mot massage page 190.
« Cette méthode de traitement, dit-il,
(Richter) est extrêmement ancienne
: elle est une des plus naturelles. On la retrouve, avec ses mouvements
actifs et ses manipulations thérapeutiques, chez les peuples
les plus anciens : une grande partie de la médecine et de
la chirurgie des Grecs est née de l'expérience de
leurs gymnastes, et tous les médecins anciens font mention
de pareils traitement. Nous la rencontrons encore aujourd'hui chez
les peuples de toutes les régions : le massage et
l'usage des étrilles sont pratiqués dans tout l'Orient,
en Turquie, en Perse, dans les Indes orientales et dans les Indes
occidentales, comme aussi dans les îles éparses de
l'Océanie.
Dans
l'Europe centrale, en Allemagne particulièrement, ces méthodes
de traitement étaient tombées en désuétudes
sous l'influence de la médecine officielle du moyen-âge
et des temps modernes, et par suite de la grande confiance qu'on
eut dans les agents chimiques.
Le
peuple en a cependant conservé quelque chose, comme le massage
et les frictions
dans le rhumatisme, la cardialgie (Herzgespann), l'extension
des membres douloureux, l'action de frotter
après le bain, l'exercice de la promenade, celui de fendre
du bois, etc. »
Page 346 Ce passage n'est pas en
lien avec le massage mais fait la liaison entre la méthode
suédoise et les Tao-Ssé.
« Après tout, la méthode
suédoise est complète et essentiellement scientifique.
C'est la méthode des Tao-Ssé,
ces prêtres primitifs de la nation chinoise. C'est celle des
prêtres persans des plus anciens âgés. C'est
celle des brahmanes
de l'Inde. C'est celle des prêtres égyptiens. C'est
celle des Asclépiades.
C'est celle de Pythagore,
qui étudia vingt-deux ans chez les prêtres de l'Égypte,
et douze ans chez ceux de Babylone. C'est celle d'Hérodicus
de Selymbria, en Thrace, l'un des Page
347 maîtres d'Hippocrate, et dont la doctrine,
au rapport de Pline
n'était intelligible qu'à ceux qui étaient
savants dans la musique et la géométrie. C'est
celle d'Hippocrate,
Asclépiade
de Bithynie, Celse, Galien, Rufus
(d'Éphèse) (De
prodagrâ), et les autres médecins grecs et romains
nous ont conservés quelques fragments, – fragments que les
médecins arabes ont propagés dans l'occident pendant
le moyen-âge, et qui ont ensuite formé toute la matière
thérapeutique des corporations de guérisseurs.
C'est cette méthode, toute mutilée, dégradée
et méconnaissable, que les iatro-mécaniciens
et les iatraleptes
ont voulu réinventer à priori. C'est cette méthode
dont le génie de Frédéric
Hoffmann
a retrouvé les vrais principes scientifiques, dont Nicolas
Andry
a commencé à faire une application à l'orthopédie,
et que Ling
nous parait avoir complètement remis en lumière et
en pratique. »
Page 353
Dans la
réédition de 1854 des Oeuvres de Rabelais, par Louis Barré
où à la page 46 et suivantes il nous restitue cette phrase "Le temps ainsi employé,
lui frotté, nettoyé et rafraischir d'habillements, tout doulcement
retournoit...."
Page. 360 « Gazi
Antoine, de Padoue, florissait
à la fin du quinzième siècle
et au commencement du seizième. C'est lui qui,
le premier en Europe, recueillit dans un ordre méthodique
et dans un style clair et précis, les observations
des médecins grecs, latins et arabes, des philosophes,
des écrivains sacrés et des poétes,
sur l'art de conserver la santé et de prolonger
la vie des hommes. Son livre est intitulé
: Florida Corona, quœ ad sanitatis hominum
conservationem ac longœvam vatam producendam sunt nrcessaria,
continens, ab Antonio
Gazio, patavino medico doctissimo composita.
Page 361
L'exemplaire que nous possédons est
daté de Lyon, 1514, in-4°, goth. (1).
Ce livre, dit l'auteur, est une couronne des plus belles
fleurs cueillies dans les champs d'Hippocrate,
d'Aristote,
de Galien,
d'Avenzoar,
de Rhasès,
d'Haliabas,
de Dioscoride,
d'Hali,
de Sérapion,
Avicenne,
d'Isaac,
d'Averroès,
de Damascène,
de Mesué
(Il
y a le jeune
et l'ancien
dont ce dernier est cité dans Le Canon medicinae d'Avicennae de 1595 en latin, TDM ) et d'autres anciens
auteurs et même de quelques modernes. Telle était,
en effet, la tâche qui incombait aux écrivains
du seizième siècle, tâche d'érudits,
tâche rude et ingrate, qui fut, on le sait, remplie
avec dévoument. D'abord, Gazi place son oeuvre
de compilation sous la protection divine ; craignant
ensuite qu'on ne l'accusât de plagiat,
(1) C. J. Kestner, Bibliotheca
medica, Jéna 1746,
p. 712, fait mention d'une édition de Venise
1491, in-fol.
Il ajoute que depuis longtemps il est hors vente.
Ce livre était, en effet, tellement rare à
cette époque, que James Mackensie (History of health,
Londres, 1758 , édit. franc., Paris, 1761, p.
243) dit que « quelque peine qu'il se soit donnée
pour se le procurer, il lui a été impossible
de le déterrer nulle part. » Cet ouvrage,
très estimable sous tous les rapports, est devenu
de plus en plus rare, et pourtant il a eu un grand nombre
d'éditions. Le nom même de son auteur a
été altéré par quelques
biographes modernes, qui ne citent point les autres
écrits de ce médecin.
Voici le résultat de nos recherches
à ce sujet.
Dans Van der Linden, De
scriptis médicis, 2e
édit., Amsterdam 1651, on trouve l'indication
suivante :
Antonii Gazii,
Patavini. Florida Corona, quœ ad sanitatis hominum
conservationem ac longœvam vatam preducendam sunt pernecessaria
continens, Lugduni, apud Scipionem de Gabiano, 1534,
in-8°
Ærarium sanitatis.
Ejusdem de vino et cerevisia tractio. Augustæ,
1446, in-8°. Patavii apud Jacob. Fabianum, 1549,
in-8°.
De somno et vigilia libellus. Extat cum Constantini Aphricani operibus
reliquis, Basileæ apud Henr. Petri, 1539, in-fol.
Quo medicamentorum genere purgationes fieri
debeant, sive de ratione evacuandi libellus. Basileæ apud Henr. Petri, 1541, in-fol.,
cum methodo medendi Albucasæ, aliisque.
D'autres éditions de ces mêmes
ouvrages de Gazi sont indiqués par des notes
manuscrites sur le titre de notre Florida Corona, Lyon,
1514, on y lit :
Extra apud maittaire, t. 1, annal. typogr.,
p.162, indictio 1er edit. hujus libri, Venetiis, per
Joan. de Forlivio et Gregor. fratres, 1481, fol.
Ibid., p. 305, Lug., 1500, 4°.
Est alia edit. Lugdini, 1526, fol.
Une autre note manuscrite sur la page qui
précède le titre porte :
Hie liber Lugdini editus fuit in-8°, an.
1541, et Venetiis
1490. – Lugdini in-fol. cum Ærarium
sanitatis et tractatu de vino
et cervisia (probablement l'édition de 1526).
Ejusdem De ration evacuandi
libellus ; Basileæ,
1541, in-fol.,
cum scholiis Pictorii.
La Nouvelle Biographie
universelle de Firmin Didot,
mentionne encore, sous le nom altéré de
Basi, une autre édition de la Florida
Corona, datée de Lugo
Emporio, 1510.
Il résulte donc de ces indications
que cet ouvrage aurait eu au moins huit éditions
1481, 1490, 1500, 1510, 1514, 1526, 1534 et 1541.
Page 362 il cherche à se disculper, et
rappelle cette maxime; que la connaissance des choses
du passé est indispensable aux progrès
de l'avenir. Il ajoute que c'est dans cet esprit qu'il
s'est appliqué, dès sa jeunesse, à
recueillir et à classer les préceptes
des anciens sur
la diététique, et que, s'il publie aujourd'hui
ce travail, c'est moins dans l'intérêt
de sa propre gloire, que dans celui de l'utilité
publique et de la santé de ses amis.
Il
le devise en trois cents chapitres, dont onze sont consacrés
aux exercices du corps. Ce sont les seuls dont nous
ayons à parler. Ils commencent au vingt et unième.
Voici
leurs titres :
XXI. – De l'exercice et de son contraire.
XXII. – De l'excès du repos et de l'oisiveté.
XXIII. Des avantages de l'exercice relativement
à l'esprit et au corps.–
XXIV. – L'exercice conserve très bien
la santé, et même mieux que la diète
et les solutions purgatives.
XXV. – Quels sont les corps qui ne doivent
pas s'exercer et ceux qui ne doivent être exercés.
Par quoi remplacer l'exercice ?
XXVI. – Que doit-on faire avant de commencer
l'exercice ?
XXVII. – L'exercice ne convient ni à
jeun ni immédiatement après le repas.
XXVIII. – L'heure propre à l'exercice.
XXIX. – Quels genres d'exercices conviennent
et sont nécessaires à chaque constitution,
à chaque âge, à chaque sexe ?
XXX. – De la quantité et de la mesure,
ou de la fin de l'exercice pour chacun.
XXXI. – Quelles sont les choses à observer
après l'exercice fait selon la qualité
et la quantité.
Sous ces titres, l'auteur a coordonné
avec art une multitude de préceptes tirés
de nombreux volumes, dont la plupart étaient
encore à l'état de manuscrits. On y trouve
tout ce que les anciens ont dit de l'exercice comme
moyen de conserver la santé. Ce travail utile,
sans doute, à une époque où les
Page 363 exercices n'avaient guère d'autre
but que l'acquisition de la force et de l'adresse, deux
choses bien différentes de ce qui constitue la
santé ; la santé ne se maintient, comme
le rappelle l'auteur, que par une juste proportion de
mouvement
et de repos, d'aliments et de boissons, bonitate mensurationis motûs et quietis,
atque comestionis et potûs.
L'auteur traçait ainsi la voie qu'il
avait à suivre, et son premier objet était
évidemment de traiter, non de l'exercice (exercitium, exercitatio), mais du mouvement (motus) ; et cependant,
à la fin du premier chapitre, il modifie la thèse
et transforme l'idée de mouvement et celle d'exercice
et de travail. Il continue l'élimination,
et dit qu'il n'a pas l'intention de s'occuper de l'art
de l'exercice (exercitium) et de ses différents genres, qui
sont au nombre de cinq cent cinq, de leurs différentes
espèces, qui sont presque infinies.
Pourtant, il fût arrivé par cette
voie à l'expression la plus simple de l'exercice,
au mouvement artificiel, à la cinèse
correspondante aux lois de l'organisme, et dont la notion
élémentaire constituait dans l'antiquité
toute la théorie et la pratique de l'exercice
du corps.
Gazi ne s'occupe
donc ici ni des lois de chaque mouvement ni de celle
de chaque exercice ; il se borne à colliger
et à classer tout ce que les anciens ont dit des avantages
que procure l'exercice, en tant que modéré
et soumis à toutes les conditions hygiéniques
qu'ont déterminées l'expérience
et les observations des siècles antérieurs.
Il est vrai que tout cela, traduit en langage
moderne, est encore aussi juste et rationnel qu'autrefois
; et c'est bien à la même source qu'ont
puisé tous les médecins qui, jusqu'à
nos jours, ont traité de l'hygiène. Mais
qu'importent ces principes généraux, si
l'on ignore les moyens de les mettre en pratique ? L'oeuvre
de Gazi est donc réellement dépourvue
du caractère d'utilité pratique ; elle
pouvait d'autant moins remplir ce but, de son époque,
étaient, en général, outrés
ou faussés,
Page 364 et ne formaient
plus un ensemble scientifique d'éléments
cinésiques.
Cependant nous devons reconnaître qu'il
y a un mérite réel dans le choix des fleurs
et dans la contexture de la Couronne
fleurie. En effet, si c'est
sous la forme synthétique et générale
que la médecine des anciens, leur philosophie,
leur littérature, leur architecture, reparurent
parmi nous ; c'est aussi sous une forme semblable, que
Gazi nous présente une idée de l'influence
bienfaisante de la cinésie,
oubliée depuis tant de siècles.
Mains combien de temps encore avant que cette
idée, si obscure, s'élucide et se manifeste
jusque dans ses parties les plus élémentaires,
et que vérifiée et sanctionnée,
elle puisse s'assimiler à nos moeurs et s'y réaliser
enfin sous une nouvelle forme scientifique et populaire
! Les temps modernes n'accepterons rien du passé
que sous bénéfice d'inventaire. » |
Suite de la page 364 sur Symphorien Champier : « Déjà Champier,
tout en se bornant à des extraits de Gazi, son
contemporain, y ajoute cependant quelques notion sur
les différents genres d'exercices.
Symphorien
Champier
né en 14721
à Saint-Symphorien-le-Château près
de Lyon, fut le médecin de Charles VIII
et de Louis XII et premier médecin du duc Antoine
de Lorraine , qu'il suivi en Italie. De retour dans sa
patrie, il fut élu conseiller-échevain
de Lyon , où il mourut en 1533. Champier a beaucoup
écrit sur divers manières, notamment sur
l'histoire et sur la médecine. Quelques-uns de
ses ouvrages sont fondés sur ses propres observations
; les autres ne sont, comme la plupart de ceux de son
époque, que des compilations, où l'érudition
tient la place de l'expérience et de l'observations(1).
(1) Consulter
sur les ouvrages de Champier la Bibliographie
médicale du Dictionnaire des sciences médicales, Paris, 1821, et la Nouvelle
bibliographie universelle de F. Didot, Paris, 1854. – Champier,
l'un des premiers qui écrivirent une biographie
des médecins, fut le premier auteur d'un vocabulaire
des termes de médecine, qui fut mis
1 Sur le CV de Symphorien Champier la date de naissance que nous
avons est (1471-1538).
Page 365
Un
jour il détacha de la Couronne de Gazi une fleur, qu'il
nomma :
Rosa
Gallica agregatoris Lugdunensis, domini Symphoriani Champerii,
Omnibus sanitatem affectantibus utilis et necessaria,
etc, –
la Rose gauloise
du collectionneur lyonnais, le seigneur Symphorien
Champier,
utile et nécessaire à tous ceux qui
désirent la santé, contenant les préceptes,
les autorités et les aphorismes dignes de
mémoire, tirés des livres d'Hippocrate,
de Galien,
d'Erasistrate,
d'Asclépias, d'Isaac,
d'Avicenne
et de beaucoup d'autres hommes célèbres
; choses non moins importantes pour l'art médical
que pour la santé.
– Ensemble, sa précieuse Marguerite, ou du
devoir du médecin et du malade. Ce livre a eu plusieurs éditions
; notre exemplaire est daté de Nanci,
de 1512, in-12.
Il
est divisé en deux parties.
La
première traite des six choses non-naturelles,
en sept livres.
La
seconde, à laquelle il donne le nom de sa précieuse
Marguerite, Marguerite
du Terrail, sa femme, de l'illustre famille
du chevalier Bayard, contient, en deux livres, ce qu'il
croit nécessaire de connaître pour traiter
les maladies.
Cette
seconde partie est une compilation purement médicale
; nous n'avons pas à nous en occuper ici. Mais
dans la première partie, le septième chapitre
du premier livre appelle notre attention.
Il
montre, dit-il, que les exercices sont très avantageux
à la santé : Exercitationes ad sanitatem
prodesse plurimùm
ostendit.
L'auteur
commence par résumer quelques traditions sur
les avantages généraux que procurent les
exercices. Il note ensuite différents genres
d'exercices, rappelant que Galien
préférait le
au courant du progrès des sciences
par Blankaard,
Castelli, Capuron, Nysten, Bricheteau, Henri, Briand,
Jourdan, et enfin Littré
et Robin, en 1855, sous le nom de Nysten.
N'oublions pas non plus, que c'est à
Champier que la ville de Lyon doit la fondation de son
école de Médecine, que subsiste encore
aujourd'hui. C'est à la même époque
que Linacre fondait son collège des Médecins
à Londres.
Page 366 jeu
de la petite balle à tous les autres ; que Platon
divise la gymnastique en orchestique et en athétique
; que la réunion des cinq exercices : le disque,
le saut, le jet et la lutte, constituait le penthalte,
et celle de tous les exercices le pancrace.
Il conseille à ses contemporains de reprendre
l'habitude de tous les exercices du corps, au lieu de
se borner à la lecture à haute voix, qui,
dit-il, est presque le seul dont nous fassions encore
usage, quitidiè publicis lectionibus comtentissimè
boantes et
ravim
exertâ voce repurgantes.
Il
pose ensuite et résoud deux problèmes
de physiologie, à la façon de son temps,
et termine ce septième chapitre par une collection
de cinquante-sept préceptes concernant le mouvement
et le repos, l'exercice libre, utile à tous ceux
qui veulent conserver leur santé, et la friction,
convenable surtout aux personnes faibles, aux vieillards
et aux enfants.
Les
collections de Champier sont beaucoup moins
complètes que celles de Gazi, qu'il ne nomme pas,
et à qui cependant il les avait empruntées,
plutôt qu'aux écrivains anciens auxquels
il renvoie. » |
Page 368 « Il dit, [Léonard
Fuchs]en passant, un mot de l'édifice du gymnase,
où les athlètes
s'exerçaient et se faisaient oindre
et frictionner. »
Page 371 « – Par
exemple, après avoir décrit, d'après Galien,
les différentes espèces de frictions, il dit
qu'elles sont tombées en désuétude, et que
pourtant elles étaient d'un usage général chez
les anciens, et convenait surtout
aux vieillards et à ceux qui mènent une vie sédentaire.
»
[...]
« Mais ce sont surtout les procédés de l'apothérapie
qu'il voudrait voir renaître, tutissimum est apotherapiâ
semper uti. Cette dernière partie de l'exercice, dont
nous avons déjà parlé (p. 124 et suiv.), consistait
en manipulations diverses et en onctions
accompagnées d'enroulements dans des bandes d'étoffes...
»
Ambroise Paré
: Il s'agit du chapitre XV Du mouvement
issue de la traduction de ses Oeuvres
Complètes par Joseph-François Malgaigne Ed. Baillière 1840 en 2 volumes EO
que nous restitue Dally :
Page 373
« Par mouvement en ce lieu (comme
dit Fuchsius
en son introduction de Medecine), se doit entendre
toute espèce d'exercices, comme cheminer, dancer,
courir, aller à cheval, jouer à la paume,
porter fardeau, et autres semblables : et sous iceux
est comprise la friction,
l'usage de laquelle a esté des anciens en grande estime,
et est encores à présent. Lesquels en
ont fait plusieurs espèces et difference qui
ce peuvent réduire en trois, c'est à sçavoir,
dure,
molle,
médiocre.
Friction
dure est, quand on frotte tout le corps,
ou partie seule, fort et asprement, soit avec la main
ou toile neufue, esponges, ou d'autres choses. La vertu
et qualité d'icelle est de condenser et astraindre,
et rendre la chair dure. Et si elle est longuement et
souventesfois continuée, rarefie, evapore, resoult,
extenue, et diminue la chair et autre substance de nostre
corps. Oustre plus, fait revultion, et divertit la fluxion
des humeurs
d'une partie en autre. La molle est, quand
l'on frotte doucement, laquelle fait le contraire
de la dure : pource qu'elle amollit et relaxe,
et rend le cuir doux et poly : toutes fois si elle est
briefue(bref) ou
longue, ne rend aucun effect. La mediocre tient
le moyen entre les deux susdites, pource qu'elle fait
augmentation d'aliment et nutrition, à cause
qu'elle retient le sang et les esprits qui ont esté
par icelle attirés sans les evaporer et resoudre,
Page
374
ainsi
qu'il est testifié(testé)
par Galien,
chapitre 3, livre 2, de Sanitate tuenda. Voilà
les effets des frictions en général,
lesquelles ne faut nullement mépriser. »
Page 375
«
[...] Or la dernière partie d'exercitation parfaite
et convenable, est une friction
médiocre, de laquelle usent les joueurs de peaulme,
le jeu estant fini, quand ils se chauffent, frottent et essuyent.
Ladite friction expurge, nettoye et seiche la
sueur, et autres exremens qui sont demeurés entre
cuir et chair, et prohibe les lassitudes. » Fin
des propos de Paré.
«
[...] Telle est l'opinion Ambroise
Paré quant à la friction et
à l'exercice. Ces idées simples et nettement
exprimées résument bien toute la question
générale au point de vue de l'hygiène.
Il les a tirées, dit-il, des compilations de
Fuchs
; qu'importe ? On sent qu'elles sont celles d'un homme
d'intelligence, d'expérience et de conviction,
... » |
Laurent
Joubert : Il s'agit de
deux mémoires, De gymnasiis et generibus exercitationum apud antiquos
celebrum et balneis
antiquorum, tum græcorum, tum romanorum libellus
et qui se trouvent dans son ouvrage intitulé
: Operum Latinorum
(Oeuvres Latines) de Lyon,
1582
que nous restitue Nicolas Dally
dans sa Cinésiologie p. 400.
Page 400
De
gymnasiis et generibus exercitationum apud antiquos
celebrum.
(De la gymnastique et de tous
le genres d’exercices chez les auteurs antiques célèbres)
L'auteur
commence par faire, d'après Celse, Galien, Pline, un
exposé rapide des origines de la médecine
et de la chirurgie, de la clinique, de la diététique
et de l'art des exercices du corps (somascie), qui dans la suite fut appelé gymnastique.
Ce terme impropre, dit l'auteur, était inconnu
au temps d'Homer . Il nomme Prodicus
(Hérodicus), qui, selon Pline, fut l'instituteur
de la iatraleptique. On s'habitua
peu à peu à considérer la gymnastique
comme une partie importante de la médecine, comme
la gardienne de la santé, la conciliatrice de
la force de la bonne constitution. Il ajoute qu'en effet,
elle n'est pas la moindre partie de la médecine
conservatrice ou prophylactique, qui explique,
dit-il, les différents modes des exercices, des
frictions,
des onctions,
et enseigne non seulement à conserver le corps
dans un parfait état de santé, mais aussi
à le dégager de ses superfluidités
sous-cutanés, de prévenir les lassitudes
et de les guérir, de réparer les défectuosités,
de diminuer la maigreur ou l'obésité,
et de fortifier les parties faibles.
On
remarquera que Joubert
confond ici la notion de conservation avec celle de
guérison, et qu'il oublie de rappeler que tous
les médecins anciens employaient habituellement
certaines formes de mouvements dans le traitement des
maladies.
Le
corps de l'ouvrage se compose de vingt-sept chapitres,
dont nous nous bornerons à donner les titres
:
I.
– Des gymnases, lieux publics destinés aux exercices.
II.
– De la structure des gymnases..
III.
– Des autres parties des gymnases.
IV.
– Du préfet des gymnases et des pédotribes.
V.
– Quels furent ceux que l'on appelait les athlètes,
et quel fut leur régime ?
VI
– Des genres d'exercices usités dans la palestre.
VII.
– De la lutte.
Page 401
VIII.
– Du pugilat.
IX.
– Du pancrace,
exercices mêlé de lutte et de pugilat.
X.
– De la course et de l'ecplethrisme.
XI.
– Du saut et des altères.
XII.
– Du jet du disque.
XIII.
– De l'exercice appelé pitylisme.
XIV.
– De la chironomie et des différentes genres
de dances.
XV.
– De l'acrochirisme.
XVI.
– De la sciamachie.
XVII.
– De l'hoplomachie ou exercice en armes.
XVIII.
– De la corycomachie.
XIX.
– De la sphéromachie.
XX.
– De l'alindésie
ou roulement dans le sable.
XXI.
– De plusieurs autres exercices, parmi lesquels sont
ceux de la voix.
XXII.
– De l'onction
et de la friction
préparatoire.
XXIII.
– De la poussière après l'onction.
XXIV.
– Que faisait-on après l'exercice de l'étrille
et de l'ampoule à huile. Des raclures et du sable
foulé dans la palestre
?.
XXV.
– De l'apothérapie,
fin des exercices.
XXVI.
– Des jeux solennels des Grecs.
XXVII.
– Quels avantages devait-on attendre de l'exercice quotidien
?
A
ces titres, on reconnaît que le travail de Joubert
n'est réellement autre, qu'une ampliation
de celui de du
Choul, ampliation, toutefois pleine de recherches
nouvelles, de savoir et de critique.
Le
quatrième chapitre donne une idée juste
de la composition du personnel des gymnases. C'est la
première fois que nous rencontrons cette notion.
Le
gymnasiarque,
préfet ou principal du gymnase, était
un magistrat (Annuel) chargé de la police
générale de l'établissement. Sous
ses ordres étaient les gymnastes, hommes
savants et lettrés, qui avaient une parfaite
connaissance de la nature et de la structure du corps
humain, de la forme et des propriétés
de chaque exercice et de chaque mouvements, doctos
quidem et
litteratos
fuisse gymnastas, ut qui naturæ corporis scientiam
structuramque, et exercitatiorum ac motuum singulorum
facultates
optimé callerent. On distinguait, à
leur toge pourpre, le premier, le second, le troisième
gymnaste, chargés cha-
Page 402 cun
d'un ou plusieurs genres d'exercices. Sans les faire
exécuter eux-mêmes, ils les enseignaient
aux pédotribes,
et les prescrivaient selon les cas particuliers. Les
pédotribes
étaient des dresseurs ou des aides, qui,
sans avoir besoin de comprendre les effets physiologiques
des mouvements et des exercices, devaient en connaître
parfaitement les formes, pour pouvoir les administrer
selon les prescriptions des gymnastes.
«
Ainsi, dit Joubert, l'organisation du personnel des
gymnastes était semblable à celui de nos
collèges actuels (1). Il ajoute, d'après
Galien,
qu'il y a eu autrefois un grand nombre d'ouvrages
composés par les gymnastes les plus estimés,
l'un entre autres, Dionis,
qui avait écrit un Traité des frictions
et des exercices. Tous ces ouvrages sont perdus
; mais il nous en reste quelques fragments dans les
écrits des médecins grecs, romains et
arabes. » – Jusqu'ici, l'étude élémentaire
et scientifique de ces fragments n'a pas été
entreprise, et le travail de Laurent Joubert est peu
de choses sous ce rapport ; mais certes il ne sera pas
inutile pour la reconstitution de l'art et de ses formes
générales. C'est, du reste, tout ce qu'il
nous semble qu'on puisse en tirer.
Le
second mémoire de Laurent
Joubert est intitulé :
De
balneis antiquorum, tum græcorum, tum romanorum
libellus.
Il
se compose de huit chapitres.
I.
– Notions sur les thermes des Romains et les bains des
gymnases grecs.
II.
– Du luxe des bains
ou thermes chez les Romains.
III.
– De la construction des bains ou thermes.
IV.
– De l'usage des quatre principales salles de bain,
et de l'habitude de la lotion froide.
V.
– De la cuve.
«
Ainsi, dit Joubert, l'organisation du personnel des
gymnastes était semblable à celui de nos
collèges actuels (1). Il ajoute, d'après
Galien,
qu'il y a eu autrefois un grand nombre d'ouvrages
composés par les gymnastes les plus estimés,
l'un entre autres, Dionis,
qui avait écrit un Traité des frictions
et des exercices. Tous ces ouvrages sont perdus
; mais il nous en reste quelques fragments dans les
écrits des médecins grecs, romains et
arabes. » – Jusqu'ici, l'étude élémentaire
et scientifique de ces fragments n'a pas été
entreprise, et le travail de Laurent Joubert est peu
de choses sous ce rapport ; mais certes il ne sera pas
inutile pour la reconstitution de l'art et de ses formes
générales. C'est, du reste, tout ce qu'il
nous semble qu'on puisse en tirer.
Le
second mémoire de Laurent
Joubert est intitulé :
Page 403
VI.
– De la cuve froide, des piscines et des baptistères.
VII.
– Des autres parties des thermes.
VIII.
– Comment et quand les anciens faisaient usage des bains.
Il
manque ici un ou deux chapitres, que l'auteur n'a pas
eu le temps de rédiger. |
Page 406
Intéressante intervention sur l'évolution
entre les thermes antiques et leurs successeurs les étuves. « On voulait réparer par les jeux de la
palestre, par les bains, par les onctions parfumées, par la pselaphie, les désordres que la mollesse et l'intempérance
avaient apportés dans la constitution des dernières
générations romaines ; et c'était le plus souvent
en vue de sensualité nouvelles, du Columelle : etc... »
« Mais la foule des serviteurs qui y étaient
attachés : iatraleptes, aliptes, alipiles, tonsores, psellaphes ou percuteurs, dispersés, continuèrent leur métier
séparément pour leur propre compte, et sous les noms
d'étuvistes, barbiers et autres, formèrent des corporations qui se perpétuèrent
jusqu'à la Révolution française de 1789. Ces
thermes se maintinrent, comme simples établissements d'hygiène
et de thérapie, en Egypte et en Asie, d'où les Grecs
et les Romains en avaient pris l'exemple.
L'ouvrage de Baccio nous aide à comprendre cette institution romain,
barbare et grandiose, où se résumèrent au profit
de la santé, de la sensualité et des joies féroces de l'amphithéâtre,
les plus sages traditions des temps en anciens. Sous le premier
aspect, il renferme des documents utiles à nos études
historiques, ainsi qu'aux établissements modernes de la thérapie
par le mouvement, par l'eau e par les bains de toutes sortes. »
Page 411
« Un grand nombre d'autres traités sur l'art
de conserver la santé et de prolonger la vie, furent publiés
dans les dernières années du seizième siècle.
Ils redisent les mêmes choses avec plus ou moins de détails,
insistant généralement sur la nécessité
de reprendre l'habitude des exercices, de la friction et des lotions froides. Alexandrini et Cagnati nous paraissent avoir été les plus explicités
à ce sujet ; mais le premier est trop indigeste, et l'autre
trop négatif. »
Page
412
« Un médecin anglais, nommé
Timothy
Bright, de Cambridge, simplifia la question
en la divisant : Hygiène, sive de sanitate
tuendâ medicinœ pars prima. Londres, 1583.
Therapeutica,
hoc est de sanitate restituendâ pars altera.
Londres, 1583.
L'auteur
considère l'exercice comme le principe de la
santé, et les frictions,
les onctions,
les ablutions, comme les moyens de la rétablir.
C'est bien la méthode des anciens ; mais il ne
l'explique pas, il n'en décrit pas les procédés,
pour les rendre praticables. »
Suite de la page 412 sur Prosper
Alpinus :
« Cependant sept ans après, Prosper
Alpinus, célèbre
naturaliste de l'Université de Padoue, rapporta
d'Égypte la sanction de la doctrine hygiénique
et thérapeutique de Bright, avec
la description de la manière d'opérer,
qui s'est perpétuée chez les habitants
du Nil.
Le deuxième volume d'Alpinus, De
Medicina Ægyptiorum
Venise 1591 , donne à la fin du chapitre
XIV, la formule cinésique qui s'était conservée
héréditairement chez quelques empiriques
pour le traitement des flux
dysentériques. L'auteur
dit avoir été témoin des effets
véritablement curatifs de ces mouvements,
qui consistent en une friction
circulaire sur la région des hypochondres et
une vibration
sur le point de l'ombilic. Nous avons nous-même
étudié ces mouvements, et les expériences
que nous en avons faites ont toujours réussi.
Cette méthode est l'objet d'un Mémoire
qui se trouve à la fin de cette publication.
Les six chapitres suivants contiennent la
description des thermes, presque
innombrables, construits au
Caire et à Alexandrie,
celle des bains, des
onctions, des frictions
et autres cinèses
passives, que l'on y administrait, soit pour
embellir le corps Page 413 ou pour l'engraisser,
soit pour entretenir la santé ou pour traiter
les maladies.
On
retrouve une grande partie de cette dissertation dans
les Lettres D'Égypte, par
Savary
.
» |
Page 419
Extrait de l'ouvrage de Joseph du Chesne Le
pourtraict de la santé. Paris,
1606. que cite, Dally dans Cinésiologie, 1857 TDM .
« Au reste, ceux qui devaient luicter, se despouillaient
anciennement, et se nettoient tous nuds s'oignans d'un ceroyne, c'est à dire avec quelque liniment faict d'huile et de cire, tellement que les ministres qui étaient
appellez pour prendre garde à telles ceremonies, estaient
appellez Ceromatistes.
[...] Or selon Thucydide,
ce sont les Lacedemoniens qui les premiers ont introduit en tels
jeux gymnastique, de s'oindre
le corps, voire de se déspouiller tous nuds,
et de fait à cause de ce déspouillement , tel art
fust nommé Gymnasia, qui est à dire nudité.
»
Page 438
« Les expériences de Sanctorius
en sont le premier témoignage.
Prenons-les
comme exemple.
Les
anciens reconnaissaient que la peau qui recouvre le corps entier
et le met en un contact permanent avec le monde extérieur(1),
en format toutes les membranes muqueuses, et entretenant ainsi
(1)
Cette notion est tellement ancienne,
que c'est d'après elle que le mot corps, corpus, a été
formé. Ce mot appartient à la famille sanscrite KR,
causatif KRP, façonner, donner une configuration extérieure.
Page
439 avec les viscères des sympathies nombreuses et
variées ; en sorte que les modifications survenues dans la
manière d'être de la peau détermine nécessairement
des modifications correspondantes dans les fonctions de tous les
organes intérieurs, et réciproquement. »
Page 448 Citant
Bacon
"Cette composition, dit-il, et cette structure si délicate
et si variée du corps
humain en a fait une sorte d'instrument de musique d'un travail
difficile et exquis, et qui perd aisément son harmonie."
Page 449 Toujours au sujet de Bacon "Un des principaux moyens qu'il croit
utile à cette fin [prolonger la vie], consiste dans les exercices,
la malaxation,
les frictions, les onctions."
Page 455 Il s'agit de ce que Borelli
Giovanni Alfonso dit lui-même de son
De motu animalium par de 1680

... « J'entreprends ici, dit Borelli, la physiologie du mouvement des animaux,
travail difficile, que beaucoup de savants parmi les
anciens et parmi les modernes ont tenté avant
moi ; mais aucun d'eux, que je sache, n'a abordé
ni même soupçonné le
Page 456 nombre
infini des problèmes, aussi beaux qu'intéressants,
auxquels cette question peut donner lieu ; aucun n'a
eu le pouvoir ou ne s'est donné la peine d'en
faire l'objet de démonstrations mécaniques.
« C'est ce travail dont le me suis chargé
: voulu que cette partie de la physique, soumise au
calcul, puisse être aussi bien que l'astronomie,
classée au nombre des sciences physico-mathématiques.
Que si mes efforts ne sont pas couronnés de plein
succès, du moins d'autres, après moi,
viendront, avec plus de sagacité et de savoir,
perfectionner l'oeuvre que j'ai commencée.
«
Les deux ouvrages que j'ai publiés précédemment,
l'un Sur la force de percussion (1),
l'autre Sur les mouvements
naturels
dépendants de la gravitation (2),
étaient des prolégomènes
de celui Du mouvement des animaux.
«
Dans cet ouvrage principal nous exposons les causes
et les modes qui rendent possibles les mouvements
naturels ; nous recherchons les rapports et les proportions
des facultés motrices, les lois mécaniques
des mouvements de l'organisme, et l'art et les raisons
qui ont présidé avec une si grande sagesse
à la coordination naturelle de ce magnifique
ensemble.
«
Ce traité est ensuite divisé en deux parties.
«
La première contient la discussion des mouvements
visibles des animaux, c'est-à-dire des parties
externes, des flexions et des extensions des membres,
et enfin de la marche, du vol, de la natation et d'autres
phénomènes semblables. »
«
La seconde partie traite des causes du mouvement des
muscles, de celles du mouvement
des humeurs dans les vaisseaux et dans les viscères
des animaux. – Et d'abord, relativement selon l'ordre
même des choses, mais selon une méthode
plus nette et plus claire, en cherchant quelle est la
constitution des
(1), De vi percussionis,
Bologne, 1667, in-4°.
(2), De motionibus naturalibus à gravitate
pendentibus, Bologne, 1670,
in-4°.
Page 457 muscles et
en démontrant par quelle puissance motrice et
par quels organes mécaniques se meuvent toutes
les parties du corps vivant.
«
Nous exposons ensuite le mode d'opérer du muscle,
et nous en déduisons la force motrice distribuée
dans les nerfs et par laquelle les muscles sont mis
en mouvement. – Après cela, nous traitons des
mouvements internes qui sont indépendant de la
volonté, comme la pulsation du coeur, la circulation
du sang,
la respiration, son usage, ses modes et ses organes
producteurs. Nous agitons ensuite les questions relatives
aux esprits vitaux ou sucs nerveux (1) distribuant
le mouvement et la sensation
et provoquant la nutrition ; aux mouvements de ces esprits
et à leur force locomotrice, à la nécessité
de la nourriture et aux causes de la coction ; à
la digestion des aliments, à la dépuration
du chyle
et à la manière dont s'opère la
nutrition et dont les résidus excrémentiels
sont rejetés par les pores, par les glandes et
les reins ; à la circulation de la bile dans l'abdomen et à
l'espèce de mouvement circulatoire de la substance
séminal
; au sommeil et à la veille, et enfin à
quelques perturbations maladives des mouvements internes,
comme dans la convulsion, la fatigue et la fièvre.
» |
3ème partie
p. 521 : Recueil des mouvements appliqués à l'éducation,
à l'hygiène et à la thérapeutique, disséminés
dans les écrits de médecine et de chirurgie publiés
en France depuis le commencement du dix-neuvième siècle.
|